Date :
6 octobre 2000
Ville :
Fontenay sous Bois (93)
Salle :
Salle Jacques Brel
Les avis sur ce concert
En 1e partie : Dit Terzi
Rentrant de Bruxelles, j'avais donné les raisons qui, à mon sens, devaient conduire quiconque avait assisté à l'un des concerts du Mustango tour à aller voir la version "autumnale".
Pour ceux qui étaient restés hermétiques à l'électronique de Muragostang, c'était l'occasion de renouer avec des versions plus chaleureuses des titres de Mustango, de retrouver des morceaux dont Murat lui-même avait dit qu'il ne les jouerait plus sur scène (mais que ne dit-il pas !). Pour les autres, la nouvelle version de la tournée permettrait de voir comment Jean-Louis et les garçons parviendraient à faire évoluer leur set dans un temps très court (moins d'un mois entre Saint Sever et Mâcon), nous évitant ainsi la possible lassitude d'une formule éprouvée par près de soixante dates en un an. J'avais oublié une raison supplémentaire de suivre Murat dans sa "dernière tournée" : un concert de JLM ne ressemble jamais à un autre !
Pourtant Fontenay débute comme Bruxelles. Le troupeau, Par mégarde, Si je devais... JL s'accompagne d'abord à la guitare acoustique puis à la Fender, l'indispensable Denis tient la basse. Les claviers d'Alain et les bidouillages de Régis ne font leur apparition qu'un peu plus tard. La voix est parfaite, le concert démarre bien. Et se poursuit en beauté lorsque Murat attaque au piano électrique Raspoutine ("putain de temps"), chanson créée à Manosque qui s'inscrit d'emblée parmi les meilleurs titres de Murat. Grand moment du concert, à Bruxelles on l'avait espérée en vain.
Les changements se poursuivent lorsque Murat décide de retrouver le piano pour le Mont sans souci, à la fin duquel on est ravi de retrouver l'imitation de Sophie, que Denis ponctue d'un tout nouveau sample. Cette version est redevenue proche de celle de l'album, moins guillerette que celle de Bruxelles au piano électrique. De même, pour Mustang, Murat retrouve avec bonheur le piano classique. Mais pourquoi faut-il qu'à la fin du morceau tout se gâte ?
Pas sûr que quelqu'un dans la salle ait compris ce qui a conduit JL à abréger rageusement Mustang. Très énervé, il se lève de son piano, son regard se tourne vers Régis. Il y a de l'électricité dans l'air ! Aucune explication au public. Il revient à l'avant-scène mais se heurte aussitôt à un problème de guitare. Intervention du roadie, panique à bord, gros moment de flottement : Murat ne fait rien pour réduire la tension, au contraire. Il respire un grand coup, tente de se calmer en s'étirant les bras au-dessus de la tête. Il enroule nerveusement dans sa main un câble de guitare qu'il laisse retomber aussitôt à terre.
Par perfectionnisme, plutôt que de laisser passer un incident que la majeure partie du public n'a même pas décelé, JL laisse sourdre une colère froide qui donne à imaginer la pression qui peut exister dans l'équipe dans ces moments. On imagine le débriefing d'après-concert ! Pendant ces instants de flottement, Denis tente d'assurer malgré tout aux claviers en attendant que la guitare revienne et que JL se ressaisisse. Dans la salle, aucune réaction négative mais pas beaucoup d'encouragements non plus : c'est plutôt l'incompréhension qui règne. Dur moment.
Le concert se poursuit néanmoins avec une partie bossa plus réduite qu'à Bruxelles. Pars a disparu. Heureusement, la superbe nouvelle version du Mendiant à Rio reste au programme. Murat, après avoir brièvement utilisé les percussions, se concentre sur le chant. A l'évidence il aime ce rythme de bossa et, au moment du pont, il semble prendre plaisir à écouter Denis à la guitare sèche et Alain au piano. Très beau moment.
Viennent ensuite les titres de Mustang, dans leurs versions écourtées par rapport à la tournée précédente. Washington n'est plus sur la playlist mais nous aurons la chance de retrouver Le fier amant dans une version parfaite, plus fluide et surtout moins langoureusement chargée par Murat. Par contre, Bang Bang est maintenant en retrait par rapport à sa version antérieure, dommage. Si la voix de Jennifer semble avoir définitivement disparu avec l'été, les petits chats, qui s'étaient enfuis à Bruxelles, sont de retour.
La complainte du paysan français est LE moment de détente du concert. Après le Vulcania de Giscard, c'est l'influence de la mondialisation sur le paysan français vue par Murat. Tout y passe : la FNSEA, les primes, Seattle (notre Austerlitz), José Bové et surtout le plateau de fromages d'auvergne en danger "beuh mon gars, y'a plus d'fromage"... Le refrain se prête parfaitement à devenir un hymne !
Le dernier sommet du concert sera une version épurée de Nu dans la crevasse. Exceptionnel moment où Jean-Louis dit son texte plutôt qu'il ne le chante. Plus rien à voir avec la brutalité de la version précédente seule l'intensité du titre demeure. Cette version est en gros progrès par rapport à Bruxelles où l'on en était venu à se demander si le titre avait toujours sa place dans le set. Plus de doute, Nu est redevenu indispensable ! La fin du morceau est toujours pour Murat l'occasion de lâcher ces hurlements impressionnants qui font craindre pour ses cordes vocales. Et l'on s'inquiéte de le voir, les yeux fermés, gratter sa guitare sans qu'aucun son n'en sorte !? Heureusement, il se rend compte, après ces étonnantes secondes de jeu muet, qu'il n'avait pas rehaussé le potentiomètre de sa guitare. Le concert peut ainsi se conclure sans nouvel incident mais la sono de la salle est mise en marche immédiatement : mauvais signe.
Mais elle est éteinte presque aussitôt pour laisser place à l'Oiseau de paradis. Dommage pour moi, je n'aime définitivement pas ce titre. Les paroles sont très loin d'être du meilleur Murat et l'interprétation qu'en donne JL amplifie encore le malaise. A ce moment du concert, Murat se caricature lui-même en chanteurs pour dames, un peu comme avec le "Julio" de la version précédente. Il s'avance lentement, langoureusement, comme fasciné, vers le projecteur jaune côté cour. Le morceau s'étire, JL chante comme absorbé par la lumière qui doit l'aveugler. Et c'est à genoux qu'il conclura cet unique rappel.
Souhaitons à Jean-Louis et son équipe de mettre à profit les jours qui les séparent de Malakoff pour régler les détails techniques qui les ont perturbé afin de terminer en beauté cette tournée.
Marc
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Un concert le vendredi soir, j'aime pas, ils profitent de leur RTT, ils partent en week-end ou y vont au resto, c'est comme ça, et ça m'emmerde, mais c'est bien, on s'est battu pour ça. Putain, y vont tous à Fontenay sur l'A86 ...
Une MJC, moi, à mon âge .... enfin ... on y est, on se croirait au théatre, messieurs-dames le spectacle va reprendre. Y a de l'abonnement au spectacle dans l'air, ça cherche à poser correctement les deux fesses sur le siège, ça tousse, ça tousse beaucoup. La salle, on dirait un amphi de fac, enfin de ce que je m'en rappelle. Où est ma coquille pour que je m'enferme, m'emmerdez pas. Il est normal, on dirait un prof, avec sa chemise et son fute. Ca rigole
pas, et il dit même pas bonsoir ou bonjour, c'est vrai en chaussettes, ca se fait pas. Il est debout, et ce putain de tic, moi je le vois bien raser son crâne, plus de mains dans les cheveux et puis ça ferait mieux ressortir ses yeux et son sourire pour les interviews....ouais pour les filles.
Non, tout compte fait. A tire-larigot, je t'aime. Tu ne m'aimes plus que par mégarde. Si
c'est vrai, ça doit être dur. J'ai de la chance. Je suis con, on dirait que j'ai 19 ans, si je devais manquer de toi, on peux pas lutter.
Heureusement que j'ai fait quelques descentes à la Fnac et Extrapole ces derniers temps pour ne pas être trop cons et éviter de sortir, "tiens une nouvelle" .... dès que ça sort de Mustango. D'ailleurs, c'était en promotion, comme les applaudissements ce soir. Il chante bien, le bougre,
je ne comprends toujours que la moitié de ce qui dit quand il ne parle pas d'amour où de trucs du coeur. Mais je l'entends bien, faudra quand même que je lise les paroles des autres chansons. On dirait qu'il est malheureux, il a du s'emmerder cet après-midi.
Il est pas vieux, pas de cheveux blancs, pourtant "pourquoi nous nous aimions tant" ? C'est autobiographique ou bien .... Pourquoi faut-il se poser ces questions cons.
J'aime bien quand il joue de la guitare électrique, pourquoi qu'ils durent pas plus longtemps ses solos, j'en connais qui sont capables de jouer sur quelques notes et qui embrasent des salles. En fait, c'est pas grave, il fait la même chose avec sa voix, ça doit être plus simple pour lui.
Là , on le voit bien derrière le clavier, non t'as pas dit bonjour, elle a raison la dame, tu vas encore essayé de provoquer, "mais si j'ai dit bonsoir, enfin". Ha, ça t'amuse c'est encore une fille, on va pouvoir les titiller les gonzesses avec leur libération.
En avant les percus, le mendiant à Rio de manque pas de se rattraper, bonsoir ... mes hommages madame. Je te l'avais bien dit, Murat, t'avais oublié, t'aimes pas qu'on te reprenne, faut que tu aies le dernier mot.
Ca tousse toujours, et maintenant c'est les gastros, heureusement y partent ensemble et reviennent ensemble.... "c'est notre rangée, mais oui c'est là , mais oui ...pardon ... pardon."
Putain, il est où ? il est où le piano ? tant mieux, tout compte fait, concentrons nous sur la musique comme à la maison. Je le vois pas, original ce final sur Mustang.
On reprend la guitare, aïe, aïe, aïe, ça marche pas, le roadie en prend plein la gueule, l'est pas content le Murat. Zen, zen, on est dans la même galère, c'est peut-être toi qui t'es pris les chaussettes dans les fils. Ca doit être ça d'ailleurs. Wherever you want me I'll be there, wherever you need me I'll be there, I'll be around. C'est pas plus mal, les dernières fois, c'était plus sophistiqué, là c'est brut. Si l'écrin change, le bijou est toujours là . La prochaine fois
que je lui offrirai un bijou, j'irai chez le bijoutier avec 3 feuilles mortes et je demanderai au mec de s'arranger avec. C'est sûr, elle aimera, et elle gardera les feuilles.
Ce sentiment nouveau, il peut pas s'arrêter .avec un pont à la guitare.... non il a compris, il faudrait qu'on comprenne avec lui, on se croit enraciner, vient toujours le temps du lien défait, un sentiment nouveau ce lien défait. Comme Lenoir.... et alors ... Bang Bang, la première fois que je le vois jouir sur scène, Ha .....Ha ......Ha ...Hou, Hou, Cunégonde, c'est la fin du monde, l'Auvergne et sesfromages se réveillent.
Deuxième érection avec Nu dans la crevasse, allez l'engin, allez l'engin...
Heureusement qu'il y a les 49% féminin de Murat et l'Oiseau de Paradis qui se pose, il a volé plusieurs fois dans la même soirée, quand c'est fini, quand tu as reçu l'oiseau du grand plaisir, je me recueille à genou (qui a d'ailleurs craqué) .
Il est minuit, back home, mes deux autos stoppeurs ont peut-être 19 ans.....
MoMo
Mustango Tour