C : chronique / S : setlist / P : photos
1999
C
12/10 Nantes (Salle Paul Fort)
C S
13/10 Rennes (L'aire libre)
C S
14/10 Rennes (L'aire libre)
C
27/10 Rouen (Théâtre Duchamp-Villon)
C
28/10 Laval (La coulée douce)
C
29/10 Bordeaux
C
30/10 Albi
C
03/11 Nevers
C
04/11 Troyes
C
05/11 Dijon
C S
07/11 Strasbourg (La Laiterie)
C
09/11 Paris (Le Trianon)
C
10/11 Paris (Le Trianon)
C
11/11 Paris (Le Trianon)
C
18/11 Liège (Théâtre du Trocadéro)
C
19/11 Bruxelles (Le Botanique)
C
24/11 Lille
C S
25/11 Ris-Orangis (Centre culturel Robert Desnos)
C
26/11 Evreux
C S
27/11 Angers (Le Chabada)
C S
01/12 Rennes (Salle de la cité)
C
07/12 Chateauroux
C
09/12 Genève (Forum de Meyrin)
C
10/12 Saint-Gervais
C
14/12 Lyon (Le Transbordeur)
C
17/12 Clermont-Ferrand (Le Sémaphore / Cébazat)
2000
C
15/02 Bordeaux
C
16/02 Toulouse
C
17/02 Perpignan
C
18/02 Montpellier
C S
26/02 Paris (RTL radio)
C
02/03 Marseille
C
03/03 Istres
C
04/03 Cannes
C P
06/03 Paris (Olympia)
C S
08/03 Bruxelles (Ancienne Belgique)
C
10/03 Amiens (Théâtre de la Renaissance)
C
11/03 Colombes (Salle des fêtes)
C S
11/03 Paris (Showcase Fnac Ternes)
C
22/03 Québec
C
23/03 Montréal
C
24/03 Montréal
C
30/03 Lausanne (Radio Suisse Romande)
C
01/04 Essey-les-Nancy
C
12/04 Caen (Le Zénith)
C
28/04 Davignac
C
07/05 Chabanais
C
19/05 Sin Le Noble
C
31/05 Bulle
C
02/06 Montauban
C
23/06 Hénin-Beaumont
C
30/06 Evreux
C
11/07 La Rochelle
C P
19/07 Spa (Casino Petit Théâtre)
C
20/07 Berck
C
27/07 Bollene
C
04/08 Benicassim
C
03/09 Saint-Sever
C S
28/09 Manosque
C
29/09 Mâcon
C
30/09 Mâcon
C P
01/10 Bruxelles (Cirque Royal)
C
03/10 Le Creusot
C
06/10 Fontenay sous Bois (Salle Jacques Brel)
C
07/10 Rezé
C
26/10 Malakoff (Théâtre 71)
C
27/10 Le Havre (Gymnase Christian Gand)
C
28/10 Lorient (Plateau des 4 vents)
C
10/11 Maisons-Alfort
C
14/11 Périgueux
C
16/11 Poitiers (Théâtre)
C
17/11 Coutances
C S
18/11 La Verrière (Le Scarabée)
C
22/11 Paris (La Cigale)
C S
14/12 Clermont-Ferrand (Coopérative de mai)
C
15/12 Corbas
C
16/12 Sanary sur Mer
Murat n'est pas homme à céder à la facilité. Interpréter sur scène des chansons de Mustango ainsi qu'une sélection de tubes passés, accompagné par une formation de type basse / guitare / batterie / claviers, aurait été trop convenu. Il fallait qu'il trouve autre chose. Car chez lui, au grand dam de sa maison de disque, l'exigence artistique et créative domine largement la volonté de répondre aux impératifs économiques et de satisfaire les attentes du public. Pour reprendre un vocabulaire weberien, chez Murat l'éthique de conviction l'emporte sur l'éthique de responsabilité.
Pour cette tournée, JLM a donc décidé de ne pas chanter ses anciennes compositions. Ce qui lui permet de mettre en lumière les chansons les plus récentes de son répertoire, celles de Mustango bien sûr et mais aussi celles qui sont encore inédites comme Giscard (et son texte aigre-doux sur le projet Vulcania) ou Washington.
L'autre grande nouveauté c'est le dispositif instrumental : chaque musicien dispose de sa propre console (et peut donc effectuer lui-même sa balance). Comme il n'y a pas de section rythmique, Jean-Louis, au gré des morceaux, lance lui-même à partir de sa table de mixage des rythmes préenregistrés et des samples qui tournent en boucle sur un magnéto 8 pistes.
L'électronique domine ce nouveau "tour de chant" (même si JLM offre aussi à ses fans des interprétations en piano-voix de Mustang ou du Mont Sans souci). Mais sous leur habillage électro les chansons sont bien là , charnelles, envoûtantes, portant la marque de fabrique de leur créateur. A aucun moment JLM ne sacrifie les mélodies. Il a simplement redonné aux chansons de Mustango une autre vie à travers de nouveaux arrangements, fruits d'un travail créatif.
On sait grâce à Kraftwerk que les machines peuvent aussi véhiculer des émotions.
Et c'est le cas tout au long de ce concert. Les morceaux ne sont pas dilués dans une soupe techno indigeste, bien au contraire l'électronique est là pour souligner avec subtilité chaque détail de Polly-Jean, Belgrade, ou Bang-Bang. Loin d'être des " homme-machines ", les trois musiciens qui accompagnent Jean-Louis - le fidèle Denis, le chaleureux Alain, le mystérieux Regis - sont des êtres de chair et de sang, (multi)instrumentistes de talent qui insufflent aux chansons à la fois grâce et maîtrise technique.
Loin du bruitisme de la scène techno, Murat crée son propre langage, fruit du bidouillage synthétique et de l'expérimentation. S'il sait être actuel en introduisant de la technologie dans sa musique, il ne refuse pas pour autant la tradition, c'est à dire le format habituel de la chanson.
Musiciens : Denis Clavaizolle (claviers, guitares, piano) ; Alain Bonnefont (claviers) ; Régis Pulisciano-Oomiaq (claviers)