Date :
1er octobre 2000
Ville :
Bruxelles (BEL)
Salle :
Cirque Royal
Les avis sur ce concert
(En 1e partie : Sophie Moleta)
(guests de Murat : Giant Sand)
La dolo risque de s'offrir une nouvelle bataille d'Hernani autour de cette nouvelle version du "Mustango tour", qu'on pourrait presque rebaptiser "Forgotten Cheyenne tour". Mais quoi que vous ayiez pensé de la première partie de la tournée, allez donc revoir JLM !!
Si vous faites partie de ceux qui n'avaient pas adhéré à la radicalité de Muragostang, qui regrettèrent l'absence des anciens titres et dont les oreilles ne purent s'habituer aux fulgurances électroniques de JLM et des garçons, vous retrouverez avec bonheur le Jean-Louis charmeur et sensuel période "Murat live". Le Troupeau, Par Mégarde, Si je devais manquer de toi, L'ange déchu, Le mendiant à Rio, Pars, Le lien défait : le tracklisting montre que le terrain est joliment balisé et la nostalgie joue à plein dans une première partie où JL et Denis sont seuls à officier aux guitares et claviers. Cheyenne n'a jamais été aussi présent et nul doute que cette nouvelle version des concerts permette de ramener au bercail certains des spectateurs égarés par l'électro-Mustango tour. Est-ce l'objectif ou tous ces changements répondent-ils plus simplement au souhait de l'équipe de se renouveler ?
Si vous avez aimé la tournée Muragostang, suivi JL dans son expérimentation électro qui permit d'assurer la singularité de chaque concert (quitte à perdre au passage une partie du public), pas de raison de vous priver du plaisir de revoir JLM puisque ce concert sera totalement différent de celui auquel vous aviez assisté.
Mais pour les convertis à l'électronique (ceux qui attendent impatiemment "Muragostang" en se repassant la Black Session pour patienter -j'en suis-), sachez que vous courrez le risque d'être déçu par ce retour à une facture beaucoup plus classique qui conduit même à s'interroger sur l'intérêt de maintenir dans le tracklisting LE monument de la première partie, j'ai nommé Nu dans la crevasse (dans une version toujours impressionnante vocalement mais musicalement apaisée).
Les nouvelles versions de Mustang et du Mont-Sans-Souci feront certainement regretter à beaucoup que Murat délaisse le piano à queue pour l'électrique.
Outre Howe Gelb tombé amoureux du Boesendorfer au point de continuer à jouer dessus à l'issue du concert pendant qu'on le retirait de la scène, Denis utilisa aussi ce piano, se montrant particulièrement inspiré sur Nu dans la crevasse.
L'Oiseau de Paradis est selon moi le moment faible du concert, cette chanson n'étant pas plus convaincante en live que sur le PJ EP. Pas difficile de choisir les sommets du set : la sublime version du Mendiant à Rio (avec un excellent Alain au Boesendorfer) et le déjà incontournable Washington dans une nouvelle version qui monte désormais plus progressivement en intensité (et dans laquelle Denis remplace Jean-Louis au vocoder). A souligner aussi la découverte des inédits et la présence de Giant Sand tant en solo qu'avec JL.
Nous ne reverrons pas de sitôt les excellentes versions de Sentiment nouveau et de Viva Calexico avec Howe Gelb et Joey Burns. Tout cela valait bien un Paris-Bruxelles.
Marc
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Rassemblement au "Titanic"
Où le groupe prenait un liquide tonique
L'excitation montait au firmament
Tel le serveur fervent
Attiré par le regard de la Muse
Parmi les discuss'
Entrée dans l'arène
Où personne ne tenait les rênes
Passage intimidant pour cette esseulée
Prise au collet
De la première scène
Enfoncée par l'une des baffles qui faisait des siennes
Harmonica en bouche
Guitare sous la douche
Du triangle
Emballé jusqu'aux angles
Incident
Accident!
La gratte devient récalcitrante
Sentence tombante:
"Les gars, on arrête tout"
Le brenoï risque le tout pour le tout
En prenant parti
Pour l' "Oiseau de paradis"
La venue d'un "Wushi", Washington
Sa voix cristalline tonne
Sous le balancement de notes dissertent
Enfin, l'artiste rentre dans le concert
L'intro' de la "Complainte du paysan français"
Seul inédit baptisé par l'actualité
Surprise finale! Joey Burns de Calexico
Chevauchant en compagnie de JLM un dernier tempo.
Merci le Sans-souci
Viadène.
Mustango Tour