Date :
17 novembre 2000
Ville :
Coutances (50)
Salle :
Les avis sur ce concert
Vendredi soir, JLM à Coutances, mon deuxième concert cette année après celui de Caen... Un concert bien différent, à tout point de vue. Pas de champagne cette fois ci mais une place numérotée qui m'oblige à me placer assez loin de la scène sur le côté gauche.
Musicalement, un très bon concert où Jean Louis a su varier les climats : seul à la guitare acoustique sur "Le troupeau", "Par mégarde"... ; avec le groupe sur de sublimes versions de "L'ange déchu", "Si je devais manquer...", "Le lien défait" ; au piano pour les désormais classiques "Mustang" et "Le mont sans souci". Il y eu également les inédits "Raspoutine", "Je me donne", "Nous nous aimions tant", des chansons que je n'entendrai peut-être plus jamais.
Par rapport au concert de Caen, JLM m'a paru rajeuni, il a le cheveu plus court et la présence d'anciens titres donne la sensation d'un saut en arrière de quelques années. L'ambiance, un peu froide au début, s'est considérablement réchauffée lorsque JLM a interprété "La complainte des paysans". C'est logiquement le camembert qui était cette fois ci à l'honneur, en particulier le coeur de lion "tu me fends le coeur!!!".
Je crois que le théâtre de Coutances va se souvenir du passage de Jean Louis, j'ai cru qu'il allait tomber en ruine sur "Nu dans la crevasse"!!! Une ampoule s'est en effet décrochée du plafond et est restée suspendue au bout de son câble... "Que l'engin m'efface!!!!".
C'est face à un public chaleureux que le concert s'est terminé, Denis s'est installé au piano pour une somptueuse version de "Ami Amour Amant". J'ai eu la sensation, à cet instant précis, d'entendre la plus belle chanson du monde... Le retour à la réalité fut d'autant plus
difficile, je suis resté totalement engourdi quelques minutes (..).
Jean Louis est revenu comme à son habitude et s'est plié aimablement aux questions, photos, dédicaces... Les artistes aussi accessibles et disponibles après un concert sont rares, Jean Louis fait partie de ceux qui ont su conserver cette simplicité loin du narcissisme du "show-biz". De tout mon coeur, merci.
Stéphane D.
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Après le 12 avril à Caen, voilà Jean-Louis Murat de retour en Normandie. Deux concerts en seulement quelques mois, voilà qu'il gâte le public normand.
Le théâtre de Coutances est plein ce vendredi soir. Jean-Louis Murat arrive sur scène et aligne quelques morceaux à la guitare sèche. Un tête à tête dépouillé avec le public. Des trouvailles pour certains et des retrouvailles pour moi qui découvre un concert plus intimiste que celui de Caen.
Le lien défait, Si je devais manquer de toi ou encore Le mendiant à Rio, re-orchestrés ressemblent encore plus à des ballades initiatiques aux sonorités oscillant toujours entre l'aérien méditatif et l'électronique futuriste. Un savant mélange qui lui sied bien au gars Jean-Louis et à ses compères de scène.
Au bout de presque deux heures de concert, le poète romantique, quitte la scène. " Merci ", c'est fini. Avec les applaudissements de rappel, c'est un nouveau Jean-Louis Murat qui nous revient sur la scène. Le môme éternel devient chanteur engagé, s'exprimant sur la vache folle et José Bové ("un truc d'Américain", dixit Jean-Louis Murat). Après avoir gentiment épinglé Domino à la sono, qui ne comprend même pas ces chansons équipé d'un dictionnaire, il entonne un inédit " Houhou Madeleine, ils ont décidé d'arrêter le fromage ".
" Bonsoir les amours." Un signe de la main et le chanteur s'en est allé. Bravo et merci.
Magali.
Mustango Tour