Date :
23 mars 2000
Ville :
Montréal (CAN)
Salle :
Les avis sur ce concert
Apres une bonne, mais courte nuit de sommeil et une journée de cours, voici donc plus de détails sur le concert d'hier soir...
Premièrement, une précision au "setlist": Terres de France -> Le Baiser -> Bang Bang au lieu de ?? -> Le Baiser -> Bang Bang. La mémoire m'est revenue dans le courant de la journée!
Les meilleures pièces (a mon humble avis): Washington: Un gros rythme muscle, la guitare acoustique a six cordes qui réussit quand même a émerger du martèlement, l'énergie brute...
PJ : Intro très longue. JLM cherche un disque compact pour le lecteur a sa droite, ne le trouve pas, fais le tour deux ou trois fois de sa pile... le trouve finalement, mais on n'entendra très peu ce qu'il mit finalement dans le lecteur (le mit-il même? Je n'ai pas bien vu...). Un doute constant jusqu'aux premières paroles... Est-ce bel et bien PJ? Puis les paroles qui confirment l'intuition... Le refrain extrêmement puissant avec des nappes de clavier qui s'élèvent qui tapissent le fond sonore.
Bang Bang : Excellente interprétation avec des paroles de Terres de France et de Le Baiser insérées au début. Etrange toutefois, peu de gens semblèrent réagir aux paroles d'une vieille chanson... A la fin, la section "petits chats / cadavres" est assez longue (2 minutes peut-être avec un nouveau substantiel d'intensité) alors que les gens commencent a applaudir, JLM dit "non, non pas tout de suite" et essaie (sans grand succès toutefois...) d'engager un dialogue matou / chatte avec les demoiselles de la salle, ce qui nous vaudra le commentaire: "Il n'y a pas beaucoup de chattes a Montréal, on m'avait prévenu!"
Belgrade: Le retour du rythme qui martèle après 2 pièces tranquilles (La Rivière et Ami Amour Amant). Fantastique interprétation; beaucoup de bruits, beaucoup de sons discordants, une myriade d'échantillonnages de toutes sortes (sirènes, explosions, etc.). Une très longue
interprétation aussi (7 minutes? Peut-être est-ce que j'exagère aussi...). JLM qui brise une corde a force de maltraiter sa guitare. Un incroyable sommet pour conclure la partie principale du concert.
Nu dans la crevasse: Que dire? Ceux qui ont déjà entendu la pièce savent ce qu'il en est... Un commencement lent avec JLM seul a la guitare. Bien qu'il n'y ait que la guitare, on sent déjà l'intensité et la démesure pointe déjà a l'horizon... Puis, un premier clavier laisse entendre sa plainte subtilement et un autre... et vint le refrain...Une véritable explosion avec la voix complètement modulée et les claviers qui explosent. Sans parler de ce merveilleux accord de
guitare (malheureusement échantillonnée) qui vient appuyer la montée et de Denis qui pèse sur les pédales de basse aux moments opportuns pour appuyer la toile de fond que tissent les claviers... Une intensité incomparable aux pièces précédentes. Finalement, l'explosion finale qui culmine souffle véritablement la foule (mes pantalons vibraient sous l'effet de la
décharge sonore, ça donne une bonne idée de la puissance de la déflagration !) et qui laisse béat...
En ce qui concerne les anecdotes, dans Mustang, JLM joue l'intro au piano avec quelques notes d'harmonica, s'arrête, lance l'harmonica a terre et continue... A cause de la corde brisée durant Belgrade, nous eûmes droit a un rappel un peu improvise. Je pense que Québec était
déjà au programme puisque JLM a immédiatement pris la guitare acoustique a 12 cordes. Il annonce la pièce en disant que c'est la première fois qu'il essaie la chanson suivante (fut-elle interprétée a Québec la veille?). A mon avis, la pièce est encore très approximative. Nous avons eu droit a deux ou trois "mmm mmm mmm", conséquence de la mémoire de JLM. Il s'arrête parfois au milieu pour expliquer les paroles; "ici, Jacques c'est pour Jacques Cartier".
Après Québec, JLM cherche réellement quoi faire dans la mesure ou sa guitare électrique n'est toujours pas prête. Nous aurons droit a une séance de comment meubler le temps... Il commence par essayer d'improviser une chanson sur l'endroit sans grand succès. Puis, il
lance quelques commentaires incisifs sur sa guitare: "Ils l'ont amenée chez un luthier ma guitare", "Ah les Français, ça leur prend toujours un concert complet pour changer une corde", etc. Finalement, il tentera de jouer Calexico seul a la guitare acoustique... Nous aurons droit a
une mesure et demi avant un cri du coeur lance avec dépit: "Merde, elle s'en vient ma guitare!". JLM se lève, regarde en coulisse, revient au micro: "Allez Denis, va au piano". Nous aurons droit a une interprétation de La Chanson de Dolorès.
Vous aurez peut-être également remarque que je n'ai choisi que les pièces les plus "pesantes" comme faits saillants. Je pense qu'une des raisons est que nous étions debout au parterre. Or, les pièces les plus calmes (La Rivière, etc.) ne sont définitivement pas faites pour être écoutées debout... surtout quand on est debout depuis 2 heures... (et que l'on a vu un autre concert la veille et que l'on a été debout durant 3 heures, mais ça c'est mon problème! Mais ça valait diablement la peine pour Godspeed You Black Emperor!, désolé pour la digression).
Je disais donc, les pièces interprétées seul au piano ne m'ont pas rejointes autant que les autres. Toutefois, si nous avions été assis, il en aurait probablement été totalement différemment.
Bon... je pense que j'en ai assez dit... Si vous avez des questions, n'hésitez pas! J'y retourne ce soir et je vous en donne des nouvelles...
Mathieu
Mustango Tour