Date :
20 juin 2003
Ville :
Clermont-Ferrand (63)
Salle :
Coopérative de mai
Les avis sur ce concert
Compte rendu rapide du concert de vendredi :
Deux parties : JLM seul avec sa guitare électrique pendant 1h environ puis JLM avec Christophe Pie, Denis C. et Stéphane Mikaelian pendant un peu plus
d'une heure. Dans chaque partie, JL a fait 1 ou 2 reprises de Neil Young.
450 personnes environ étaient présentes dans la petite salle de la coopé pour voir JLM en short Helly Hansen et polo rose. Il a joué quelques titres de Lilith aussi.
Tom
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Sûrement contesté, jamais inégalé...
Un superbe concert, je voulais que JLM m'étonne et qu'il sorte des traditionnels concerts promos de disques. Et ça l'a fait, le public ne s'y est pas trompé, à entendre ses cris, ses remarques, son support et la reprise des paroles.
JLM n'a rien touché pour ce concert, il a déplacé son matos tout seul, il s'est fait plaisir, et il nous a fait plaisir.
Pour moi, les musts sont les reprises du Moujik, des reprises rock. J'attends aussi beaucoup des nouvelles chansons, quelques unes ont été
jouées, mais elles font parties d'un ensemble qui demande à être écouté.
Le concert a été rock ...
Pour les reprises de Neil Young
- en première partie:
Mellow My Mind
- deuxième partie:
For The Turnstiles
On The Beach (sublime !!!)
MoMo
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En quelques flèches, mes impressions du concert :
Ce que j'ai préféré :
En 1 : les reprises de 3 morceaux de Neil : quand votre artiste préféré
français reprend des morceaux de votre artiste préféré anglo-saxon, c'est une boucle qui est bouclée. Remarquez, dans l'autre sens, je n'aurais pas oser l'imaginer tant il est plus que hautement probable que Neil ne connaisse pas l'existence de Murat ;o))
En 2 : des nouveaux morceaux probablement sur le prochain album, qui augurent de textes plus travaillés que sur le Moujik. En plus de ceux
qui ont déjà été cités, j'ai aussi beaucoup aimé "Sottise" et la manière dont JLM l'a interprétée.
En dernier (mais très haut placé quand même) : la tenue globale de ce concert. A défaut d'avoir un JLM bien habillé, nous avons eu droit à un JLM très habité : après 3 ou 4 morceaux pour se mettre dans le show, Mumu s'est régalé et nous a enchanté(e)s. Aucune pression sur les épaule, pas de promo en cours, Mumu était très détendu (trop diront certains qui s'exprimeront sous peu). Il n'a pas boudé son plaisir et moi non plus.
Ce fut pour moi un des meilleurs concerts de Murat.
L'AS :)
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Q'avons nous vu vendredi soir :
1°) Une 1ère partie solo où jlm a essentiellement interprété des morceaux du moujik et de son prochain album. Interpréter n’est peut être pas le terme le mieux adapté. En effet on a eu droit à 1 heure caricaturale où jlm s'est autoparodié (il est bien parti pour battre Gilbert Montagné dans la catégorie chanteur le plus grimaçant). Impossible pour ces raisons de me faire une opinion sur la teneur du prochain album, quant aux morceaux du moujik, ils sont de toutes façons parmi ses plus faibles.
N'avez vous pas l'impression qu'avec l'âge, jlm soit atteint du syndrôme Gainsbourg-Gainsbarre, à savoir qu'il a décidé d'arrêter de chanter normalement et de remplacer ça par moults grognements, marmonnements, couinements...En plus, contrairement à Gainsbourg on a même pas la chance, en contrepartie de le voir faire le con à la télé.
2°) la 2ème partie était en effet un basique concert de blues rock, avec il faut l'avouer une excellente dernière reprise de Neil Young. N'est ce pas un peu inquiétant que les meilleurs morceaux de ce concert aient été des reprises et non les propres morceaux de jlm.
En conclusion, déception liée à la fois à la forme et au fond (choix des morceaux et interprétation). Pour finir sur une note d'optimisme mon dernier concert de jlm remontait au printemps de Bourges 2002 et c'était encore pire.
Bruno
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(…)
Vous avez lu déjà pas mal de choses sur le concert, aussi je n'en ferai pas la synthèse... En ce qui me concerne, je trouve que pendant la première partie, Murat nous a fait des hypothèses de chansons à l'image de ce que fait Godard au cinéma... Certaines ont été arrêtées avant la fin....
En ce qui concerne la deuxième partie, si c'était puissant (normal, il y avait le groupe), je n'ai pas trouvé les reprises de Neil Young extraordinaires... Mais il a y eu quelques moments sympa... N'empêche que tout cela manquait de travail et de rigueur artistique...
(…)
Stéphane
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Voici mes impressions. Ce fut d'abord un premier set avec Jean-Louis en short et sans tong, un peu touriste mais jovial (ce qui ne sera finalement pas un gage de réussite).
Sur un exercice relativement casse-gueule (solo guitare électrique), les chansons (assez inégales) implosent en vol les unes après les autres laissant un sentiment poussif, répétitif, bâclé. Je m'ennuie ferme et le brenoï encaisse d'un petit sourire crispé un "c'est nul" sorti de la foule.
La reprise de Neil Young (Mellow my mind) s'avère à l'image du ce premier round, pauvre et aride.
Puis après une pause salvatrice des pompiers, ce fut le retour de MURAT avec sa "dream team". Le concert commence réellement. Blues/rock efficace. La voix et les mélodies sont aiguisées, le gapiot est enfin affûté et inspiré.
Les titres durent 10 à 15mn et enfin les frissons apparaissent. L'aide de quelques standards (Jim, Le Tremplin, 2 Neil Young) viennent définitivement faire oublier les errements du 1er set "face B et inédits".
Dommage enfin, alors qu'on commençait à se réchauffer, les rappels ne suivent pas.
Au final, du très mitigé...et pour la première fois, fatigué des expressions erotico-vulgaires et des parodies muratiennes, je me demande si je serai du prochain voyage...
Bon, on s'emballe, on s'emballe.
Simon
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La première partie ne m'a pas trop déçu, Murat s'accompagnant sur des Chappaquidick et autres inédits pas inédits, Murat ayant tendance à pousser la voix dans les aigus façon rock'n roll 70's mais il faut qu'il arrête car je me marrais en regardant le public grimaçant sous la torture.
Plus tard avec le groupe, il retentera quelques montées faussement puissantes dans les aigus, à faire sourire le percu (que je ne connais pas) puis à le faire éclater de rire au point de baisser la tête pour essayer de se cacher. Il manquait le petit "ça va les Malouiiiiiiiins ?!!!!!!!!!!".
Ce second set a mis en valeur le guitariste Murat, s'éclatant sur sa Gibson rouge AC/DC (je rappelle qu'il était en short) qui est parti sur des solos (bien 10 ans que j'en avais pas entendu un, tiens). J'ai vu un JLM qui prenait son pied. Denis Clavaizolle tentait tant bien que mal de suivre à la basse, Christophe Pie s'en donnait à cœur joie sur la batterie.
J'ai passé un vraiment bon moment, j'ai reçu un plein d'énergie bien communicative, contrastant avec la tournée Moujik morose, ce qui n'était pas pour me déplaire. Ca reste néanmoins du rock'n roll de Murat et ce concert prouve qu'il se cherche encore à son 'grand âge', ce qui cacherait un soupçon d'angoisse ("c'est l'été. Combien ils nous en restent des jours d'été ?"). Elle ne vous a pas serré le coeur cette phrase ?
Voilà pour le vote de Clermont-Nord.
(…)
Loïc
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