Date :
20 novembre 2011
Ville :
Bruxelles (BEL)
Salle :
Le Botanique
Les avis sur ce concert
La chronique de THIERRY COLJON (http://blog.lesoir.be) :
Grand Lièvre = Grand Murat
Jean-Louis Murat donnait, dimanche à l’Orangerie du Botanique, son dernier concert de l’année, avant de reprendre sa tournée en mars prochain.
Auteur d’un récent Grand Lièvre en tout point somptueux, Murat ne se fait pas prier pour le jouer dans son intégralité en ouverture de concert commencé à 20h15. Flanqué de Fred Jimenez (basse), Slim Batteux (clavier) et Stéphane Reynaud (batterie) avec qui il a réalisé le disque, Jean-Louis impose tout de suite une force tranquille, une vraie sonorité de groupe soudé, ramassé sur la moitié de la scène.
L’absence de chœurs ne manque même pas, Fred assurant le travail à lui tout seul. Murat abat un boulot incroyable, se chargeant de toutes les parties de guitare en plus du chant. Seul bémol : le light-show inutilement aveuglant alors que des teintes plus chaudes, en clair-obscur, auraient suffi.
La deuxième heure est très différente : le bluesman auvergnat puise dans son vaste répertoire pour amener son public sur des terres plus abstraites, plus arides mais non moins électriques. « Foule romaine », tirée de Le moujik et sa femme, précède « Les voyageurs perdus », les mots se font de plus en plus cris et chants d’oiseau. Le chaos s’installe dans un monde saturé.
C’est un tout grand Murat qui, dimanche, a ravi son public. Pas chien, généreux comme jamais, Jean-Louis s’est même fendu d’une séance de dédicaces à son stand de merchandising. Il n’y a pas à dire, le père Murat vieillit comme un bon vin.
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Un espace de liberté, voilà ce qu’est Jean-Louis Murat. Nouvelle démonstration hier soir dans l’Orangerie du Botanique où il venait défendre son dernier album en date Grand Lièvre.
C’est presque deux concerts qu’il nous aura été proposé en fait. Le premier consistait en une lecture presque exhaustive et en ordre inverse de l’album en cours. Comme il se caractérisait par un son plus léché que les précédents, cette révision sur scène apporte de l’épaisseur au son, un ‘grain’ bienvenu. Il faut pour ça que les musiciens soient en place et que la voix exceptionnelle fasse ce qu’elle doit. Les deux critères sont évidemment remplis. Murat en concert, c’est de la précision et une dose d’imprévisibilité qui en fait le sel. De cette ‘première partie’ ressortent Le Champion Espagnol (sans doute parce que je la trouve bonne sur l’album) ou Sans Pitié pour le Cheval.
La seconde partie du concert consistera pour lui à déstructurer des extraits de sa plantureuse discographie. Les intros sont méconnaissables, les délires guitaristiques renvoient à Neil Young et son Crazy Horse, pour cette propension à alterner douceur intemporelle et chevauchées électriques. Les titres recevant ce traitement seront (de mémoire) Mousse Noire, Les Jours Du Jaguar ou Jim (tiré du formidable Mustango). Une idée étrange est d’entrecouper ces morceaux de bravoure de passages à chanter par le public (visiblement connaisseur) comme Foule Romaine (j’avais complétement oublié cet extrait du Moujik et sa Femme) ou Les Voyageurs Perdus. Il faut aussi mentionner une reprise d’Alcaline assez abrasive pour être complet.
L’intransigeance de Murat est un don qui lui permet de se forger hors des modes une discographie passionnante et de livrer des concerts personnels et intenses.
Vu le programme de ces prochains jours, d’autres comptes rendus de concerts sont à prévoir. Des photos mieux finies aussi…
Marc (http://mescritiques.be/)
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Hier soir : Bruxelles, salle de La Botanique, concert de JL Murat : simple, super, sublime : clavier, basse, guitare, batterie. Du rock et des mélodies. Que du bon. Point. L'un des moment étonnant et génial de ce set, fut (de mon point de vue) une rare interprétation d' "Alcaline" d'Alain Bashung (1er titre du 2e rappel) 6 à 7 minutes de bonheur à tomber par terre. Version très personnel, électrique, avec une montée très "Pink Floydienne" à souhait dans un tourbillon de clavier, avec une rythmique puissante, lourde et un son ÉNORME, ÉNORME ... JL Murat ne me lassera pas de surprendre surtout quand il se laisse aller, ce qui est souvent le cas. Toujours de belle intro à presque tout ses titres, Quelques ratés aussi, mais cela le lui est pardonner, c'est du LIVE quand même, donc pas de mal à être humain. L'homme est tranquille, vivant, naturel, un rien désabusé mais vraiment dans sa musique Il se plante, pas grave... il prend sont temps, ... toujours avec son humour grinçant. Un régal. La cerise sur le gâteau, c'est d'avoir partager quelques impressions de ce concert avec Fred Jimenez (son bassiste) ce matin dans le Thalis qui nous ramenais vers Paris. Sympa. Vivement un prochain concert. Pour ceux qui n'aurai pas encore fait le pas : courrez dès que possible. Sa discographie est d'une incroyable richesse et vous le savez tous, mais ses concerts, c'est un autre monde qu'il nous offre ...et pour vos oreilles et votre plaisir. A+ Tchao.
Bertrand (sur le Facebook de Dolorès)
Grand Lièvre tour