Date :
21 octobre 2010
Ville :
Saint-Genis-Laval (69)
Salle :
Centre culturel
Les avis sur ce concert
Le cr de Pierrot, à lire sur son blog :
Mais où est passé TAORMINA? (http://surjeanlouismurat.over-blog.com/article-mais-ou-est-passe-taormina-compte-rendu-st-genis-laval-59432043.html)
... Dure, dure, la journée, avec cette petite nuit... et cette petite pression durant toute la journée : qu'est-ce que je vais pouvoir leur raconter? Qui plus est, vu le taux de blogueur au m2 hier soir, il va falloir souffrir de la comparaison! D'ailleurs, Laurent Cachard a été le premier à dégainer... mais je décide de ne pas lire son billet avant d'avoir fini le mien...
A vrai dire, j'étais déjà fatigué hier soir.... Durant la première partie d'Amélie, une sorte de Bridget Jones airs folks et imitation de Bjork réussie (sympa, mais elle sing en english.... shade...), je sentais dans le fauteuil rouge mon corps s'assoupir, malgré la légère exiguité des emplacements... Je n'allais pas jusqu'à me demander qui de moi, ou de la grand-mamy, à droite, allait sombrer en premier... Au contraire, cette présence à côté de moi, était légèrement stressante... tout autant que celle d'un Dolo historique à gauche... Mise à part quelques chers abonnés "je ne sais pas ce que je fous là" du 4e âge, on trouvait une petite poignée d'enfants. En plus de se trouver face à un public assis, je me demandais si ça n'allait pas inciter Jean-Louis Murat à jouer avec la pédale wah wah de frein... Qui plus est, j'ai vu que sa petite fille lyonnaise était dans la salle, j'étais dans l'expectative: Jean-Louis n'aime pas jouer devant ses proches... mais j'imaginais aussi qu'il aura à coeur de montrer ce qu'est un papy rock en roll...
Enfin, soit, j'étais pile face au micro de Jean-Louis (et oui, il faut toujours se mettre à gauche de la scène)... et il fallait prendre son mal en patience.
La salle a mis un peu de temps à se remplir mais elle me semble désormais pleine : 300 places.
Entracte. Je salue un auvergnat lyonnais le chanteur des Dory 4, grand fan de Murat... qui m'évoque le soir du transbo, un soir de mustangotour "1ere génération", où pas mal de gens quittaient la salle... C'est pour lui une des raisons qui expliquent que Murat n'a plus jamais eu l'occasion de jouer dans une grande salle à Lyon... Tricard quoi... Il m'explique également que Stéphane Pétrier des Voyage des NOZ, que je croise habituellement quand Murat joue en ville (et au delà), ne sera pas de la partie : il préférait travailler sur le never ending Album "Bonne espérance"... Il parait qu'il est fini.. Enfin, les fans de Noz sont comme St-Thomas... c'est le fruit de 20 ans d'expérience...
Allez, fini de papillonner... ça commence...
"Bonsoir, Merci" ... et c'est parti pour Ginette Ramade... Tour de chauffe... La longue intro dominée par les claviers permet à Jean-Louis de s'acclimater... je ne descelle pas de particularité particuliarisante dans la version jouée ce soir. Ce titre, placé un peu plus tard dans le set, une fois le groupe et Jean-Louis lancés, aurait sans doute une toute autre "ampleur"... Jean-Louis ouvre les yeux... Un pupitre devant lui, mais je ne remarque pas au cours de la soirée qu'il regarde son aide-mémoire.
"Merci". Ca s'enchaine sur "la mésange bleue". Beau solo en cours de morceau... ça réveille... même si on repart ensuite sur un "taïga"... Sans surprise.... Quand le son de l'orgue s'élève au coeur de la prière, on apprécie... même si, je continue de goûter moyennement le nappage des claviers (excepté quand ils remplacent les violons de "se mettre aux anges" ou "falling in love"...).
Jean-Louis a l'air détendu. Très en forme.
Je vois arriver "Pauline à cheval" avec excitation... enfin, ça va chauffer! Je guette le premier saut de Fred... Il arrive rapidement... Bon, j'avoue, le synthé n'est pas mal non plus sur la longue intro... avant les premiers couplets extras de cette chanson... avant que le cheval enchaine les galops... On rentre dans le dure : 16 heures... intro d'enfer...2e saut de Fred... Cela devient assez insupportable d'être assis... Si je remue trop, j'ai peur de réveiller ma voisine...
Après "16h. ", une pause s'impose... c'est "Falling in love"... La voix de Jean-Louis est chaude. Petit pont musicale où la guitare de Jean-Louis fait merveille tout en douceur, comme sur Ginette Ramade. En écrivant, j'écoute Odyssud en même temps pour comparer.... Les versions sont très semblables je crois.... mais sur Falling in love, il me semble que Jean-Louis nous crédite d'un peu plus de guitare... Jean-Louis Murat est moins sur l'improvisation sur cette tournée, les chansons gardent globalement leur rythme d'origine, je remarque toutefois que les 3 musiciens sont extremement vigilants à Jean-Louis, pour le suivre... Sur "Mousse noire", cela se fait avec un certain nombre de regards et de sourires complices, plutôt sympas.
A la fin de ce morceau, petite pause. Comme souvent, c'est une personne du public qui va solliciter la parole de Jean-Louis... "ca va?"... Jean-Louis répond avec bonne humeur, oui, "vous avez l'air d'être en forme"... si vous n'êtes pas pompiste, ça va".. Et il choisit de reprendre le fil du set assez brutalement... sur l'ultra-doux "chanter est ma façon d'errer".
Longue intro... Jean-Louis a pris l'harmonica... Premières notes de guitares au bout de deux minutes... solo....Voix au bout de 4 minutes.. "la mort est dégueulasse"... la mort est dégueulasse... coupe la mort... C'est bien sûr "TAORMINA".... un peu moins jaguaresque qu'à Clermont et au Bataclan, mais toujours aussi excellent... Emporté par la musique, je ne m'aperçois même pas qu'il ne dit pas le mot "Taormina" (quelqu'un va me le faire remarquer après le concert). Il s'amuse moins sur sa voix qu'à odyssud... mais nous délivre une version plus longue... il reprend en bouche l'harmonica, il place ses mains sur la manche de sa caster.... jeux de larsen.... Superbe.
La set-liste est sans surprise : Yes sir ensuite... Toujours avec sa version que je trouve lassante du fait des deux notes jouées par Denis à intervalles réguliers. Puis, c'est le train bleu... seule vraie pioche dans le catalogue pourtant si riche... et c'est bien sûr un petit regret... mais soit, il est normal que Jean-Louis veuille défendre les titres du "cours ordinaire des choses", qui n'a pas eu le succès qu'il méritait. Certes, certes, j'allais oublier qu'il y avait "yes sir" et "pauline à cheval" ... deux inédits ("pauline à cheval" ne l'est plus depuis lundi), ce qui est déjà quelque chose... mais redécouvrir un ancien titre dans une nouvelle orchestration, est un vrai grand plaisir... et la version du "train bleu" est un bon exemple. La guitare est réellement funkie en intro. Puis, quand il ne joue pas de sa guitare, et qu'il se concentre sur son chant, Jean-Louis retrouve sa plus belle voix... J'aime beaucoup ce titre qui m'évoque quelques souvenirs, quelques retours de Suisse.. et quelques spleens... Je me dis alors que j'ai bien fait d'avoir choisi le CD promo de ce titre pour me le faire dédicacer...
Depuis Taormina, il a gardé son harmonica... il délivre quelques notes.. c'est je pense une petite particularité du soir.
Là, j'ai arrêté de prendre des notes... Je pense que c'est le rappel...
Ensuite, c'est Baudelaire.... naturellement magnifique, pour enchainer avec... ah, super... l'autre inédit.... petite surprise : "quelle encre tire de ma bouches ces invincibles vérités?" (invincibles? indicibles seraient plus logiques... ).
Après vérification sur LE LIEN DEFAIT, il semble qu'il ne l'a pas encore joué... et pourtant, j'ai l'impression de la connaitre... C'est un des titres de la BO du téléfilm de Masson (avec Biolay) qui sera diffusé.. enfin, on l'espère... sur France 3 (mars 2011?). Nettement plus intéressant que "saurais-tu par coeur"... notamment du fait de cette phrase très longue dont Jean-Louis Murat doit s'extirper à chaque refrain... Titre assez rock.
Enfin, deux autres titres: "comme un incendie"... peut-être encore expédiée et là, encore, Jean-Louis Murat sautant les mots "comme un incendie"... Puis "se mettre aux anges"... mais là, je suis dans le désordre... (les papys et mamys à côté de moi n'en pouvaient plus " quand est-ce qu'il va s'arrêter de chanter?" et étaient verts d'être coincés au milieu d'un rang... Ils ont bondi dès la lumière allumée.
Alors, alors, le fait d'être fatigué et assis ne m'a pas permis de rentrer plus que ça dans ce concert. C'était pourtant du haut-vol, même si, oui, on peut toujours considérer que Jean-Louis pourrait parler un peu plus... on m'a fait remarquer qu'il enchainait rapidement entre chaque chanson, j'ai remarqué moi surtout les saluts de fin au public un peu court : se mettre avec ses musiciens, faire un salut de "théâtre" serait quand même une manière courtoise de conclure ... Là, c'est un merci et au revoir... Concernant les paroles, on a été relativement gâtés : au cours du rappel, "vous êtes vraiment sympas"... et au cours du concert, un petit épisode où Jean-Louis a évoqué qu'"on était entre voisins", puisque c'est musiciens étaient de St-Chamond, et lui même d'un autre coin de la Loire tout proche!! Au dernier concert, ils étaient suisses...
En fait, qu'il ne parle pas plus, ne me choque pas trop... Les Syd Matters n'ont pas parlé plus la semaine dernière... même si je comprends que face à Jean-Louis Murat, qu'on sait si drôle et caustique, le public s'attend à un peu de dialogues.
A la fin du concert, même s'il s'est montré disponible, il avançait régulièrement vers la sortie, avec sa valise à roulettes... Accompagné de Fred.. alors que Stéphane et Denis étaient partis très vite.
... et ... euh... ah, le titre de l'article... Ca peut être un symbole des concerts de Jean-Louis Murat : deux personnes ont réclamé "TAORMINA" au cours du rappel alors que le titre avait été joué une dizaine de minutes avant... Ils n'ont pas reconnu le titre réorchestré et tronqué d'un bout de refrain... Des fans débutants sans doute... Les anciens évoquaient dès la sortie la possibilité de le revoir à st-Chamond le 12/11.
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Le cr de Laurent Cachard sur son blog :
http://laurentcachard.hautetfort.com/archive/2010/10/22/jean-louis-clavaizolle.html
Déférence gardée envers les formidables Jimenez et Reynaud, c’est avec une véritable émotion que j’ai retrouvé hier, à St Genis Laval – un endroit improbable pour un concert, qui montre que la ville de Lyon n’est plus à-même d’accueillir comme il se doit des artistes entre deux âges et deux publics – l’adjuvant historique de Jean-Louis Murat, celui des sessions planantes de Murat en plein air, celui des concerts acoustiques du Dolorès Tour, celui, déjà retrouvé, du Murat chante Ferré qui chante Baudelaire. Clavaizolle, c’est le retour de nappes de synthé – un instrument que je ne manque jamais d’honnir par ailleurs – et des quelques boucles qui équilibrent les envolées solistes d’un Mumu dont on m’a dit hier à la fois qu’il devrait prendre un guitariste (comme dans « le parfum d’acacias au jardin ») et qu’il n’avait jamais aussi bien joué de la guitare… On le sait, j’en ai déjà parlé ici (sur l'article le plus diffusé de l'histoire de ce blog!), l’auvergnat ne laisse personne indifférent, entre sa maîtrise absolue des enflures médiatiques (insultes, comportement de gougnaffier) et sa radicalité musicale (des albums à foison, entre trash expérimental et merveilles abouties, comme son dernier « Cours ordinaire des choses », enregistré à Nashville et album incontesté de l’année 2009) qui le pousse à laisser derrière lui des trésors que bien des Florent Marchet paieraient pour en chanter ne serait-ce qu’un. Attaque gratuite mais assumée.
Murat hier à St Genis-Laval, c’est une atmosphère d’outre-tombe avec laquelle il se plait de jouer, des éclairages moins présents sur scène que dans la salle, le service minimum de mots au public qui lui évite de dire n’importe quoi et quatre types sur scène qui se complètent parfaitement. Denis, donc, mais aussi cette excellente session rythmique aux notes rondes et profondes, ces intro étirées qui laissent penser à tout moment qu’un « Jim » ou qu’un « lien défait » peut arriver, et puis non. On joue chez Murat les albums qu’on défend, tant pis pour les nostalgiques. Qui se consoleront quand même avec un « train bleu » féérique, même si, là aussi, comme s’il avait peur lui-même de sa sanctuarisation, Jean-Louis détourne, trompe, fausse (la voix), propose une autre version que celle attendue. Il ne faut s’attendre à rien avec Murat, c’est la leçon des multiples concerts que j’ai vus de lui depuis 1993 et ses premiers pas sur scène, au Transbordeur. Quand il interpellait les « endimanchées » qui partaient plus tôt. Hier, il y en a quelques-unes qui sont parties aussi, lassées, peut-être, d’entendre ces intros qui se ressemblent pour tromper l’ennemi et qui font la part belle, une fois la rythmique en place, à la déstructuration muratienne, la guitare qu’on sature, le Neil Young qui revient. Quand on pense au chanteur de charme qui sévissait chez Drucker, on se dit qu’il a bien vieilli ; mais quand on repense aux versions qu’il a faites des chansons qu’il y chantait en 2000 ou 2004 par exemple, on se dit qu’il pourrait quand même faire quelques concessions, placer quelques vieilleries au milieu de ses amours vagabondes. Puis on se reproche de l’avoir pensé. Une soirée avec Jean-Louis, c’est toujours surprenant ; il n’y a que les personnes que l’on retrouve qui ne changent pas vraiment. Et quand Jean-Louis, Denis et les deux autres finissent par « l’examen de minuit », c’est abruti de bonheur et de beauté qu’on quitte la place.
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Le cr de ErMa sur son blog :
http://britedevil.over-blog.com/article-jean-louis-murat-a-saint-genis-laval-59505604.html
C'est en voisin que le pâtre auvergnat neurasthénique est venu donner l'un des quelques concerts programmés en cette fin d'année accompagné de ses musiciens, originaires de Saint-Etienne, Saint-Chamond et... Lyon.
Climat décontracté et quasi-familial à la maison de la culture de Saint-Genis. Bâtiment moderne, une salle de spectacle avec des sièges, contrairement aux autres concerts de JLM où j'avais eu l'occasion d'assister, à Mulhouse et à Dijon. L'ambiance pépère et le confort des fauteuils en velours synthétique bleu constitueraient-ils un obstacle pour apprécier dans de justes conditions tout le talent du MAÎTRE ?
Première partie de Amélie. Venue de Lille, cette jeune chanteuse en devenir, un mélange de Amy McDonald et Björk, a vraiment assuré. Début a capela plein de tension, puis troquant en milieu de partie sa guitare sèche contre une sorte d'instrument inconnu mi-accordéon, mi-harpe, mi-ukulélé elle a donné un aperçu de son répertoire dans le registre pop/folk. N'empêche que la fille qui faisait un court commentaire d'une toute petite voix entre chacun de ses morceaux est apparue attachante. Et bourrée de talent. Souhaitons-lui de l'avenir. Sur la base de de qu'elle a montré, elle le mérite.
Après une courte entracte, une fois l'obscurité revenue, dans un déferlement de lumière bleutée est apparu le MAÎTRE. Silencieux, nonchalant, un peu bougon, il a avancé vers le public puis après quelques instants de concentration a aussitôt entamé son répertoire.
L'essentiel de la prestation était bien entendu concentré autour des principaux morceaux de son dernier CD "Le cours ordinaire des choses". J'ai repéré sur le web un excellent "compte-rendu" de la soirée de jeudi dernier qui en dira beaucoup plus que mes quelques impressions notées en ordre dispersé : l'interprétation que j'attendais du magnifique "Taïga", une version un peu boostée de "Falling in love again", l'incontournable "Chanter est ma façon d'errer" puis, élargissant le spectre, JLM s'est lancé dans une réinterprétation de certains des titres de ses précédents albums : le très émouvant "Les voyageurs perdus" ("Tristan") puis une version somptueuse du "Train bleu" (Dolorès").
Quelques temps morts et passages de moins bien, il faut le reconnaître, notamment un ou deux inédits? que je n'ai pas reconnus. Car JLM est un auteur prolifique qui n'évite pas une certaine part de déchet dans sa production. Mais vite oubliés quand s'est amorcée cette version agressive et acérée du sublime et emblématique "Se mettre aux anges", où les claviers et la guitare avaient remplacé les violons.
Applaudissements. Une nappe de synthés a enflé et empli la salle. Lente et majestueuse. Puis a retenti LA VOIX, solennelle, hiératique qui déclamait :
La pendule, sonnant minuit,
Ironiquement nous engage
A nous rappeler quel usage
Nous fîmes du jour qui s'enfuit :
Aujourd'hui, date fatidique,
Vendredi, treize, nous avons,
Malgré tout ce que nous savons,
Mené le train d'un hérétique
Magique. J'ai reconnu - avec un peu de retard - le très baudelairien "Examen de minuit" issu du CD "Charles & Léo". Une redécouverte pour un final en forme d'apothéose, tout en recueillement.
Chanteur au timbre unique, guitariste de grand talent, poète, musicien fécond, auteur d'au moins un album par an, Jean-Louis Murat ne connaît qu'un succès d'estime et se contente de remplir les maisons de la culture ou les petites salles de province, là ou d'autres investissent le Parc des Princes. Maintenant que j'y pense, ses mélodies ont accompagné une part non négligeable de ma vie, elles ont alimenté nombre de mes rêveries de promeneur solitaire depuis qu'un certain jour de 1993 déferla sur les ondes le titre "Si je devais manquer de toi" qui allait le révéler un temps au grand public (il alla même jusqu'à enregistrer en duo avec Mylène Farmer le tube "Regrets"). Et j'ose espérer que dans notre monde du consommable et du périssable, scandé chaque année par l'apparition sur scène de chanteurs (j'allais dire produits) formatés, sitôt apparus, sitôt oubliés, l'histoire de la musique française saura se souvenir du troubadour de la Bourboule.
Sitôt terminé son concert, il s'en est retourné dans ses montagnes quelque part près de Clermont-Ferrand. Enfin j'imagine. En attendant un prochain concert prévu si je ne m'abuse à l'espace culturel de Rombas (Moselle).
Mais une chose est sûre : la prochaine fois qu'il apparaîtra dans la région, je serai là pour aller l'écouter.
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Un cr sur le blog de labUze
http://labuze.cac40.net/tag/Jean-Louis%20Murat
Avoir écouté Bernard Lenoir tant d'années, avoir trainé dans pas mal de lieux concertistiques et n'avoir toujours pas vu Jean-Louis Murat en live, c'est presque inacceptable... Enfin cet affront fût lavé la semaine dernière dans la salle assise :o( de l'espace culturel saint-genois.
En première partie on retrouve Amélie, déjà aperçue il y a 3 ans et l'on n'est pas plus accroché que l'autre fois : voix trop maniérée à mon goût, compositions squelettiques (pour le délicat exercice guitare+voix). Heureusement, le dernier titre (issu d'un EP à paraitre), plus enlevé nous laisse sur un note positive.
Place au combo de l'auvergnat: basse (tenue par le complice de longtemps Fred Jimenez)/batterie/claviers. Murat en mode grungo-grognon arrive, guitare en bandoulière.
Dès le début du set, le groupe est vraiment bien en place, le son excellemment dosé et le jeu de Jimenez riche & vraiment classe. Quant à l'auvergnat, il maitrise sa Telecaster d'une bien belle façon (petits solis pour pas mal de titres).
On n'a pas vraiment suivi la discographie débordante du Jean-Louis depuis Lilith (2003) mais bon, çà n'empêche pas d'apprécier les ambiances variées proposées ce soir et même si les titres sont souvent longs, çà passe bien.
Coté échange avec le public par contre, zéro : pas bavard du tout (quelques mercis marmonnés en tournant les pages de son pupitre (!)), il faudra une interpellation venue du public pour avoir droit à quelques mots supplémentaires... Un brin frustrant quand on connait la verve du bonhomme.
Heureux hasard, cet aléa lance la partie la plus nerveuse du set et c'est tant mieux : groove parfois, bien électrique dans l'ensemble, le rappel fera retomber un peu de tension.
Juste avant de quitter les lieux, il semble qu'un sourire fugace pointe sur le visage de JLM (mais on a sûrement mal vu).
labUze
Cours ordinaire Tour