Les avis sur ce concert
De l’ancien mais surtout du neuf : JLM avec son éternelle chemise de bûcheron délavée se centre sur son nouvel album et l’adapte à la scène dans son intégralité – en oubliant le Cowboy… ce dont on le remercie.
Il a enfin laissé en coulisse ses ultra-sucés Papillon, Jaguar, L’au-delà … voilà bien six ans au moins qu’il les chantait en boucle et ce avec l’éternelle configuration guitare basse batterie (un clavier ajouté en 2006/2007 faisant un peu figuration).
Le retour de Fred à la basse s’entend, se remarque et s’apprécie, le musicien est tout de même classieux ; l’ajout de Denis aux claviers offre une riche densité musicale, une coloration plus que bienvenue (l’efficace Stéphane semble un peu moins présent, moins concerné, mais fait plus que bien le job).
La présence de ces deux camarades se ressent : les arrangements pour la scène sont bien plus travaillés que les dernières tournées. Les rythmes étirés jusqu’à l’ennui de certaines dates passées ont fait place à des versions d’un tempo bien plus rapide que les versions studio (16h qu’est-ce que tu fais ? gagne énormément en intérêt). Ginette Ramade qui commence le concert et Comme un incendie les rappels restent proches de l’album ; pour le reste, on découvre des versions différentes et de l’album et des tournées précédentes quand à la couleur musicale : deux excellentes nouvelles….
Un retour en grâce certain, après une période de ronronnement un peu longue, avec des pics d’intérêt :
- deux inédits tirés de BO de films à venir : Pauline à cheval (BO de Pauline et François) très rythmée et originale et Saurais-tu par cœur (BO du prochain Lætitia Masson), ballade agréable mais un peu répétitive ;
- L’inédit, mais déjà bien connu, Yes Sir, dans un habillage sonore très différent, mais presque plus séduisant que les versions déjà entendues ;
- Et surtout, selon moi, deux très beaux moments, où Jean-Louis oubliait sa guitare et empoignait le micro. Un très bel Examen de minuit conclusif, très touchant et surtout un Se mettre aux anges absolument bouleversant ; la version album est certes très belle, mais cette version live était une vraie splendeur, avec un Murat, tellement émouvant, ému (nous aurions juré qu’il essuyait ses larmes), tellement impliqué, la voix nue, fragile, mêlée à la beauté des nappes du clavier… le clou de la soirée et la sensation de retrouver intact le bonhomme dans ce qu’il a fait de plus beau.
Jérémie
Cours ordinaire Tour