Date :
20 juin 2009
Ville :
Clermont-Ferrand (63)
Salle :
La coopérative de mai
Les avis sur ce concert
Le concert a eu lieu dans la petite coopé et a commencé à 20 h 30 avec, en première partie Alain Bonnefont et son Epiphone electro-acoustique qui a interprété :
Moleskine
Colt et Remington
D'un autre songe
Hype a Maidenhead
Le bois amoureux (Superbe chanson)
SĂ©minole
Cela a duré 30 petites minutes
Puis JLM. Barbe de quelques jours, jean's, chemise bleue azur clair
Harmonica + Telecaster
Le concert commence par :
Mousse Noire
Dame souveraine
Yes Sir (qui, étonnamment, ne sera pas sur le prochain album - dixit JLM) Très belle interprétation.
Tel est pris
L'Amour en fuite
Comme un incendie (superbe aussi)
Puis JLM a laissé la scène à l'Association Clermauvergne. Petit discours de remerciement de Jean Marie Chastan
Récolte de la soirée : 6 250 euros
JLM revient accompagné du batteur Stéphane ??? (je crois que je suis hermétique à son nom -je n'arrive pas à le retenir - je sais juste que cela n'était pas Stéphane Reynaud) Christophe Pie à la guitare et..... Alain Bonnefont aux claviers
L'Au delĂ
Papillon (argh toujours superbe)
Les jours du Jaguar
Foule Romaine (frissons)
Ceux de Mycène
Ces 5 interprétations étaient intenses.
Retour au "calme" ; JLM se retrouve seul après une présentation (trop) rapide des ses mucisiens
Il interprête une nouvelle chanson : Notre Dame d'Orcival (qui normalement sera sur le prochain album et interprété en duo avec Cheryl ????? [NdLDD : le titre exact serait "Pauvre Lady"] -je ne pense pas qu'il ait dit son nom) et termine par un magnifique Royal Cadet.
En conclusion : concert sympa mais trop court. Il me semble que cela s'est terminé avant 23 h
Vivement le 25 juillet !
:-))))
Aprilblue
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Pour ma part , c'était mon premier concert de Jlouis , malgré le nombre d'années que je le "connais" ...
Je l'ai vu 1h30 avant le concert à l'extérieur , avec ses potes , il était cool est détendu . Cela s'est confirmé pendant le concert, un tant soi peu blagueur et plein de répartie, le Murat comme je l'aime.
Ce qui m'a le plus frappé chez lui c'est : sa voix , Une Voix !!! que ce soit quand il parle ou encore plus quand il chante , je suis sous le charme ... littéralement envouté , porté par ses paroles qui vivent en moi , me prennent aux tripes et me submergent de sentiments !!! je n'ai pas pu y résister , c'était trop fort pour moi...
Un début de concert calme , JL seul , tout le public avait son attention capté par l'homme et ses chansons.
La 2e partie avec ses musiciens : intense , débridée , je dirai presque pour certains passages : survoltée !!!
J'ai bien aimé aussi sur le coup , cela faisait bouger le public , mais quelques heures plus tard , j'ai plus trouvé cela comme un boeuf entre potes qu'un concert structuré . Pour moi certaines chansons étaient un peu trop :" live ". Un peu trop dénaturées ...
c'est pour cela que pour moi aussi , comme Aprilblue , il y a en moi concernant ce concert , un manque , un vide , une carence à postériori .
Voilà c'est ma réaction "à chaud " Un peu moins de 24 h après mon 1er concert de JLM . Vivement le prochain ...
imassu
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J’ai eu droit à mon agréable petit week-end d’ avril, voire de novembre en Auvergne. Oui, pour randonner, pas de crainte à avoir du chaud soleil de koloko cette année. Du coup, atmosphère plutôt muratienne, je fais gaffe aux virages mais je ne demande pas son avis au paysage : je m’en gave et m’en saoule. Sur les hauteurs, images à la hauteur des noirs et blancs de « JLM en plein air », les ombres des nuages dansent sur les pâtures jaunis de fleurs… Entre tuilière et sanadoire, je m’aguerris de nouvelles sensations…
Mais il faut savoir redescendre.
Le soleil se décide à s’inviter sur Clermont.
Je suis étonné. Peu de monde autour de la coopé. Je n’ai pas mon billet, je guette. Un tour à l’Estoril, devant une usine Michelin. Je bois une bock et passe un quart d’heure dans un autre pays. Je pense : tiens, Murat n’a jamais chanté ce Clermont là (ou je me trompe ?). Une saudade à Pessade, ou un uzun hava des hauts plateaux d’anatolie-sancy (les kebabs sont nombreux )… States, Russie, un peu de Brésil… Murat ne se consacre pas à la World mais aux words… Mais je digresse…
Finalement, la salle se remplit. Les gens sont arrivés plus tard que l’année dernière. Peu d’attente et Bonnefont sort devant. Guitare sèche. Voix humide et râpeuse. Je n’accroche toujours pas.
Murat débarque à son tour… avec une entrée digne d’Hallyday au Parc des Princes… en passant 5 minutes à brancher des câbles… « c’est la crise »… et déclenchant des gros larsens… Puis, installation de l’harmonica… qui ne servira pas énormément, il me semble… si ce n’est sur Mousse noire qu’il entame sur la pointe des pieds.
Un Murat détendu, avec la chemise bleue gainsbourienne... (un bouton fermé de plus peut-être) et qui n'est pas parti dans ses "sketchs" digressifs entre les chansons.... C’est pour moi plutôt un signe de sa bonne humeur et de son aisance : pas besoin de décompresser en déconnant ou de se défouler avant de se lancer dans un périlleux « ami amour amant » par exemple…. Oui, le concert solo électrique est nettement moins difficile d'accès que celui acoustique. Il est debout, et du coup, se laisse emporter un peu plus. « Ça pue moins la chaise »... même si oui, comme toujours, il préfère abuser du "down tempo", des ruptures de ton (en lâchant quelques riffs…) que nous "lâcher" un morceau à fond la caisse...et étire les morceaux.
Mousse noire en ouverture un peu ralenti... alors I., toi qui est là pour la première fois, il va falloir que tu t'habitues au concert de JLM, les morceaux sont toujours très différents du disque et d'un concert à l'autre. Les impros qui débutent quelques fois les morceaux ne retombent pas non plus toujours sur leurs pieds… mais c’est quand même ce qu’on aime !
J'ai beaucoup aimé "comme un incendie" et toujours pas "tel est pris" qui, il me semble, ennuie tout le monde, même le chanteur.
Sur cette partie lĂ , pas grand chose Ă dire d'autre ; dans un mois Ă Hauterives, on aura sans doute droit Ă un set comparable...
- puis ce fut les rancheros.... enfin... pas vraiment rancheros... mais très appliqués à suivre le chef.... Quelques sourires échangés, mais pas le bœuf déconnant. Malgré quelques appels du public à chanter des titres des rancheros... c'est plutôt dans la musique classique que le groupe s'est illustré.... musique classique muratienne: jaguar, papillon, etc.... ces titres dont on s'est souvent dit lassés*...et pourtant: avec piano, deuxième guitare (pas de basse), on a eu droit à de très belles versions... notamment le papillon... même si effectivement, on était peut-être loin des grandes heures du trio... La deuxième guitare donne du volume (comme dans acacias).... et c'est dommage que JLM ne tourne pas avec une équipe plus étoffée...
Le jaguar sort de sa cage… mais ce soir, il est un peu domestiqué.. Ce n’est pas encore ce soir qu’il attrapera une poule.
« Ceux de mycènes » fait l’objet d’une version étrange. J'ai proposé à Murat le terme de yaourt russe... qui a semblé lui convenir... Avait-il oublié le texte ou était-ce une vraie idée? Il a dit avoir commencé à rigoler sur cette tournée avec le chant en yaourt avec "grussen grut"... Mais vu le nombre de compte-rendus sur cette tournée (sympas les potes !), je n’ai pas vraiment compris de quoi il s’agissait.
Durant cette partie là , alors que je prenais un grand pied, je me disais devant le relatif calme de la salle que Murat aurait de quoi attirer plus de jeunes à ces concerts. Et puis, tournant la tête, j’ai constaté que la personne qui bougeait le plus dans la salle, portait la barbe blanche et devait avoir dans les 60 ans…Et bien tant pis pour les jeunes… (j’ai 36 ans).
Les rancheros s’en vont, et le concert se termine dans le calme. Murat nous livre une nouvelle chanson qui sera dans l’album… un titre enregistré avec une chanteuse country… sherryl… -sherryl Crow ? qui sait…- « lady orcival »… ou Notre-Dame d’orcival… plutôt bien pour une première écoute. …. Le lendemain du coup, je suis allé visiter la dame… mais c’est l’heure de la messe…
Murat sort vite dans la salle et signe des nombreux autographes et discute avec tous ceux qui le souhaitent. Une tournée à l’automne ?… il n’est pas sûr ! Mince… Eh Murat, déconne pas…
*je lui en ai parlé après le concert, après que quelqu’un lui ait demandé de chanter des chansons plus anciennes. Il a répondu qu’il ne les avait pas jouées depuis deux ans… Oui, déjà deux ans…
Pierrot
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La chronique de Pierre Andrieu sur Concert&Co :
Accueille-moi paysage.
Comme chaque année à la même époque depuis 2002, Jean-Louis Murat donnait un concert humanitaire à la Coopérative de Mai pour aider le travail des pompiers de l’association Clermauvergne Humanitaire en Afrique (lutte contre le SIDA, consultations médicales pour les plus démunis etc etc)… Une bonne action qui permet par la même occasion au public clermontois - et aux fans venus d’ailleurs - de découvrir un Murat souvent différent que lors de ses tournées "normales", les côtés décontractés et improvisés pouvant entraîner des surprises agréables… ou provoquer des déceptions. JLM a néanmoins l’immense mérite de tenter des choses nouvelles dès qu’il le peut, évitant ainsi la routine et l’encroûtement constaté chez d’autres artistes de son âge…
Comme un incendie...
Articulé en trois parties bien distinctes - 45 minutes en solo, 40 minutes en groupe jazz blues (avec Stéphane Mikaëlian à la batterie, Christophe Pie à la guitare et Alain Bonnefont aux claviers) et 15 minutes à nouveau en solo pour conclure le concert -, la soirée a vu Murat alterner entre le bon, le moins bon et le sublime. La première partie en solo intégral (avec Telecaster calme ou tempétueuse et harmonica borderline) nécessite un temps d’adaptation, même pour les habitués du Monsieur : les morceaux sont très ralentis et étrangement déconstruits, la diction est lancinante, le chant est parfois crispant et il est bien difficile de retrouver les mélodies qui font la qualité initiale des morceaux (comme sur les méconnaissables Mousse noire et Tel est pris, deux extraits du très bel album Tristan). Puis, chemin faisant dans son répertoire, Murat amorce le décollage avec des inédits joués avec ferveur et inspiration : Yes Sir et Comme un incendie, où le texte dit "le cours ordinaire des choses me va comme un incendie". Superbe composition qui promet un nouvel album illuminé par une flamme créatrice qui semble inextinguible...
Lady d’Orcival.
Rejoint par ses camarades de route de longue date à l’issue de la partie effectuée en solitaire, Murat se lance dans une relecture flottante (le groupe a peu répété ensemble) de ses titres emblématiques ; L’au-delà , Les Jours du jaguar, Le Cri du papillon, Foule romaine et Ceux de Mycènes sont interprétés avec des sonorités jazz blues (à cause du son de l’orgue et des rythmes surprenants). Là aussi, il faut faire un petit effort avant de se laisser complètement aller… Pour mieux savourer ensuite son bonheur de partager un moment privilégié avec une salle remplie de fans énamourés. Après avoir épuisé les titres jouables en groupe (et que tous les musiciens connaissent), Murat reçoit une formidable ovation qui semble le galvaniser. S’en suit le meilleur moment du spectacle, une poignée de titres en solo avec voix grave ultra sensuelle, mélodies captivantes et atmosphères saisissantes. Rien que pour l’interprétation habitée de Lady d’Orcival (qui figurera sur le prochain album), il fallait être là , tout simplement. Ce morceau évoquant Notre Dame d’Orcival s’inscrit dans la grande tradition country folk pop (enregistré à Nashville avec Cherry, une chanteuse de country parait–il très douée), il est sans aucune doute appelé à devenir un incontournable des années à venir. On quitte donc la salle sur notre petit nuage personnel, avec la sensation d’avoir encore une fois eu un avant goût d’un album classieux. Comme quoi, un concert de Murat, ça se mérite ! Il faut rester jusqu’à la fin pour pleinement l’apprécier et ainsi être accueilli à bras ouverts dans le paysage de l’artiste.
http://www.concertandco.com/critique/jean-louis-murat/critique-concert-1-28619.htm
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