Date :
29 mai 2009
Ville :
Béthune (62)
Salle :
Théâtre
Les avis sur ce concert
Le point de vue de La Voix du Nord :
C'était doublement la der, vendredi soir. La der pour Jean-Louis Murat qui achevait sa tournée à Béthune, avant de rentrer chez lui en Auvergne. Et la der pour le théâtre qui présentait le dernier spectacle de la saison même si, hors programmation, une grosse pointure est encore attendue. Florence Foresti fera salle comble le 18 juin.
On le dit cabot en promo. Dur en affaire, en tout cas, en interdisant toute photo pendant son concert. On l'a même cru bourru aussi avec le public en ne lui adressant pas la parole pendant une heure ? Pas bavard, le gaillard enchaîne les chansons, où bonheur et douleur sont intimement liés.
Jean-Louis Murat revisite la célèbre légende du Moyen âge Tristan et Iseut sur fond de désir, d'amour en fuite, de noir chagrin, de tristesse dorée. Une ambiance chaude et dépouillée.
Ce troubadour auvergnat est seul sur scène, avec ses deux guitares - électrique et acoustique - et ses harmonicas. Félin dans L'hermine quand il chante dans le plus simple appareil « Je suis au désespoir, et de rage je dis I wanna kill you ». Et puis, finalement, il se décide à parler aux spectateurs qui n'ont pas rempli le théâtre mais pas loin. Et lance un « Comment allez-vous ? » auquel le public répond par un « Ah » gorgé d'impatience. « Alors, vous voulez des trucs rigolos ? Politiques ? » « Nann.» « Ok moi non plus. C'est mon dernier concert. Comme Johnny, je prends ma retraite. » C'est qu'il est quand même taquin ce soir. Même quand il nous ruine le moral pour tout le mois de juin avec "Où allez-vous désir ?" Ou quand il raconte son hallucination qui l'a obligé à changer subitement de posture. « J'ai cru qu'on me filmait alors que c'était un projecteur. Me voilà fort marri. C'est pas une réussite ce dernier concert. » Pas l'avis du public, pas marri, mais ravi. Au point de le laisser choisir la derrière chanson. « Une nouvelle ou... » réactions maigrichonnes. « Je fais ce que je veux quoi... » Il choisira un inédit : Comme un incendie. Un seul regret. Allez, on va faire parler notre coeur de midinette. On n'a pas bien vu ses yeux bleus délavés aussi légendaires que la légende de Tristan et Iseut. • E. L. L.
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Bethune/actualite/Secteur_Bethune/2009/06/01/article_jean-louis-murat-conclut-sa-tournee-a-be.shtml
Tristan tour