Date :
14 mai 2009
Ville :
Besançon (25)
Salle :
Opéra
Les avis sur ce concert
J’ai égaré les notes prises lors du concert de Murat au théâtre musical de Besançon : la setlist et quelques indications, un mot par chanson, lequel ? L’ouvreuse zélée m’avait reproché d’éclairer de mon téléphone -dirigé au sol- l’enveloppe griffonnée avec précaution durant le concert !
"L’impossible amour entre Tristan & Yseult, d’où nous vient ce gout du malheur ?" avait-il défini à sa façon cette quête, lors de la sortie de l’album Tristan.
Çà démarre à l’heure et en ballades dans les cavernes et pénombres intimistes, avec Mousse noire. La chanson est enchaînée très vite L’Hermine avec une longue intro à l’harmonica, un refrain chuchoté frissonnant, pas éructé : "de rage, je dis I wanna kill you...". Puis L’amour en fuite. Tiens ! Brûle-moi de l’album Dolorès.
Chante bonheur, beauté incantée, l’amour va passer.
Plus rock, plus de lumière sur le plateau, saturés, Caillou, Taormina, l'Au-delà .
Où est tu amour ? avec réverb et écho, complainte aux messagers des anges ou à l’onde diffuse.
Un standard : Si je devais manquer de toi.
Tel est pris, en conclusion de Tristan : "tel est pris au bonheur, bonheur, tel est pris au malheur d’aimer, yeah, yeah."
L’examen de minuit de Baudelaire-Ferré.
Yes sir (inédit). Yes !
Royal cadet, toujours aussi belle chanson, l’une des innombrables perles des faces B des albums de Murat.
Comme un incendie (inédit) chef d’oeuvre absolu, rouge brûlot. brûlé. Marqué au fer rouge, moi, de la chanson.
Les jours du jaguar, entendu 1000 fois et toujours réinventées puissance et souplesse du fauve.
Et un inédit, joué pour la première fois à Besançon... la régie ne connaît pas, pas de setlist, ça change tous les jours ils disent.
Il a dit durant le concert la ville est belle, ici les filles sont belles. Je me sens midinette. J’aime la ville où je suis né. Je me rassure avec lui quand il lance les habitants de Besançon ne sont pas des Besancenot (bisontins).
Je me sens petit. J’ai bredouillé merci et trois mots à sa sortie, disponible, intimidé et souriant, j’ai happé Alain Bonnefont sur le trottoir, quelques minutes avant l’averse.
J’ai vu le plus beau concert de ma vie. Celui que je voulais entendre : il y avait des arbres élancés, des fleurs des champs, des trottoirs usés et des wagons. Comme une clarté, sa voix. Ou comme l’ombre des flammes, guitares.
Hervé
P.S. : je suis content, j’ai retrouvé mes notes ce matin juste avant les 12 coups de midi. c’est en grande partie illisible, je n’arrive pas à me relire, et pour le reste...
http://hervepizon.over-blog.com/article-31625811.html
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Tristan tour