Date :
14 mars 2009
Ville :
Marseille (13)
Salle :
Espace Julien
Les avis sur ce concert
photo : JP Druelles
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J'arrive à l'espace Julien un peu à la bourre, persuadé que le concert débutait à 21 h ,rapide visite au stand de Jocelyne : et deux t-shirts de plus. Je m'installe au cinquième rang , il y avait encore de la place, je n'étais pas le plus en retard. Usthiax arrive et s'installe avec sa guitare acoustique sur la gauche de la scène à 20 h 35 .
Annonce de la mort de Bashung.Grand "Oh" de surprise et de déception du Public. Remerciements au public de venir assister aux concerts pour la survie des artistes et à JLM de le recevoir en première partie :" Un grand monsieur qu'il adore écouter et à qui il espère serrer la main". Interprétation de 7 ou 8 titres , très bon guitariste , bons textes quoique ne me touchant pas (mais c'est parce que je suis très difficile ).
Alain Bonnefont monte sur scène, je me dis :"Tiens ,une seconde première partie ..." Et bien non,il était là juste pour vérifier les branchements et accorder les guitares. JLM arrive au bout d'un quart d'heure : nouveau look : les cheveux courts ,rasé de près ...non,c'est pas vrai ;-))) look habituel , une vieille chemise de bûcheron canadien . Deux guitares : électrique et acoustique. Premier titre interprété : Mousse noire, puis L'hermine, en acoustique. JLM : "Je ne vais pas vous faire Guy Béart toute la soirée ,j'ai une guitare électrique " ," On est venu avec ma propre voiture, et en plus on est tombé en panne, heureusement qu'une fille très gentille nous a amenés","C'est la crise, la prochaine fois je ferai le concert a capella et sans micro" titres suivants : L'amour en fuite , Brûle moi , Dieu des amours , Chante bonheur , Caillou , toujours à la guitare acoustique.Jusque là rien à dire .Changement de guitare. JLM : "Heureusement qu'il y a l'électricité, la saturation nous aura sauvés de la médiocrité, nous les musiciens" Petite intro boogie. JLM : "Bon,ça va elle marche bien" Public: "Ah ah ah !!" . Harmonica. Dame souveraine , Taormina , L'au delà (version molle).
Re changement de guitare. JLM : "Le retour de Guy Béart" Public "Ah ah ah !!" .JLM : "Une nouvelle chanson qui ne sera pas sur le prochain disque qui est déjà enregistré" .Elle débute comme ça : "La peine fait mon lit , la peine fait son visage..." Refrain : "C'est ma vie ,une vie à fleur de peau , c'est ma vie, une vie de terre et d'eau" . suivirent de jolies versions de Tel est pris et Si je devais manquer de toi . JLM : "Il fait chaud ici ,et dire que chez moi il neige encore",puis à propos de l'OM : "Votre équipe qui ne fait plus peur à personne et qui fait rigoler tout le monde. A la Bourboule au moins on ne fait peur à personne et on ne fait pas marrer les gens" Dernier titre avant le rappel Les jours du jaguar".
Rappel. JLM présente Alain Bonnefont : " On a commencé la musique ensemble et maintenant il accorde mes guitares ,voilà où on en est...(Petit retard d'accordage) ...Bon,Alain c'est quand tu veux ...de toute façon même avec une guitare juste, je joue faux" Public : "Ah ah ah !!" Guitare électrique. JLM : "Une chanson que je ne joue jamais mais ce soir ça me parait bien ..." Il faut s'en aller et un dernier titre que je n'ai pas reconnu.
C'était mon premier concert de JLM en solo, je m'attendais au pire mais je n'ai été déçu que par la Telecaster , pour moi la saturation n'a pas sauvé la médiocrité ;-)
Dom
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Entre terre et eaux profondes (chronique de "La Marseillaise" - 16 mars 2009)
Avec le temps. Usthiax et Jean-Louis Murat, un rendez-vous avec des intimes pour un voyage au cœur de deux univers où blues et poésie coulent un parfait amour.
L’émotion, comme dénominateur commun de cette soirée consacrée à deux artistes atypiques. Usthiax, l’auteur marseillais du très bel album « Bleu palpitant », la gorge serrée, annonçant au public la mort d’Alain Bashung, survenue quelques heures plus tôt. Bashung, l’une de ses références poétiques. Des chansons d’un univers empruntant à la fois à Jack Kerouac ou aux plus intimes chants de Gérard Manset et David Crosby, servies par une voix grave et chaude et une guitare tour à tour douce et enfiévrée…
Et, en seconde partie, Jean-Louis Murat, entre terre, rochers et eaux profondes. Explorant, lui aussi seul sur la scène de l’Espace Julien, son univers teinté de la lumière douce de son Auvergne, traversé de fulgurances. Un univers où le sentiment amoureux domine. « Chanter l’amour, je crois que c’est ma spécialité de chanteur français. Et que pourrais-je chanter d’autre, confiait-il à l’occasion de la sortie de son album Tristan ? Je suis un enchanteur de sentiments amoureux. ».
De Taormina à Lilith, en passant par Tristan ou des albums plus anciens, Jean-Louis Murat egrène son blues poétique, dépouillé ou électrique, avec une exigence poétique jamais démentie. Par petites touches, comme le peintre qu’il est, il pose sur sa toile musicale des mots sereins ou désepérés, pour dire l’amour mais aussi la quiétude des campagnes, la couleur de la terre. A mille lieues du showbizz qu’il exècre, comme, encore, Gérard Manset, Jean-Louis Murat poursuit son chemin en solitaire. Et cette tournée entamée à Marseille, seul avec sa guitare est une nouvelle étape d’un voyage intime d’une rare exigeance.
De Bashung, il s’est contenté de dire, qu’ensemble, « on allait boire des coups et qu’après on allait voir les putes ». Une autre façon de lui rendre hommage.
G.L.
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Un compte-rendu sur Concert&Co :
http://www.concertandco.com/critique//critique-concert-1-26343.htm
Tristan tour