Date :
15 novembre 2006
Ville :
Lyon (69)
Salle :
Ninkasi Kao
Les avis sur ce concert
Ce concert lyonnais était très particulier pour moi : en effet je viens à peine de m’installer dans cette ville aux « deux ruisseaux ». Que mon premier concert ici soit un concert de JLM était vraiment de très bon augure, comme un signe de bienvenue. Je ne suis probablement pas aussi expert de Murat que la plupart d’entre vous, puisqu’il m’a tapé dans l’oreille seulement depuis 3 ans. Ma discothèque Murat commence au Moujik et n’ira pas plus en arrière.
Il y avait quand même plusieurs années qu’un artiste en exercice ne m’avait pas touché au cœur de mon âme de fan au mieux comateux au pire endeuillé (Les Thugs, Mega City Four, Sonic Youth...). Bref, mon premier concert de Murat fut au Café de la Danse fin 2004 et j’avais été littéralement scotché par le sort subi par la plupart des chansons, par l’excellent guitariste qu’est ce fouchtri fouchtra (l’Auvergne aux auvergnats!), par cette osmose avec Fred et Stéphane comme jamais je ne l’avais vu au sein d’un groupe, par l’interactivité avec le public et bien sûr par les sens de l’humour et de la répartie du bonhomme. J’étais ressorti de là avec une sacrée banane. En route pour la joie.
Puis je l’ai revu à Clermont (ah oui au fait je suis de là -bas dis) au concert Koloko en Juin 2005. Un peu moins bien qu’au Café mais quand même, c’était enthousiasmant (la reprise de T Rex, ma parole !) et alors cette communion avec Fred et Stéphane atteignait vraiment des sommets mystiques.
Me voilà donc dans le métro lyonnais qui me conduit tout guilleret à cette petite salle au look très rock (chic, je vais me faire de chouettes concerts ici, dans l’entrée il y a une affiche annonciatrice de The Saints !!!! Putain cette ville, je l’aime). Enfin...c’est quand même une salle rock en avance d’un décret, car la fumée y est proscrite...
Gengis (avez-vous tous votre compil MC1 Back In Clermont Ferrand, hein?) débarque, un petit « ça va? » et c’est parti avec Taormina. Bon je vous fais pas le coup de la set list, car j’en suis incapable et je réalise en vous lisant qu’elle est la même partout. Au bout de 3 morceaux, ok: la fusion du trio précédent a fait ses valises avec Fred. Par contre, je ne sais quelle substance se dépose sur les cordes vocales de JLM, mais plus ça va plus il chante divinement. Bon les traitements rock ne sont pas faits pour me déplaire. Et allez, on enchaîne. Allez hop hop hop, pas de discussion, je connais le métier. En plus demain, y a la Cigale et ses parisiens que j’aime finalement bien. Voilà , ils vont tous reprendre « ...dans l’au delà » comme d’hab, et puis « ouh... ah, le cri du papillon » voilà ça c’est fait. Une blagounette. Bye bye. Le rappel: on tord le cou au Jaguar. Allez, hop au lit. C’est cool ma chemise ne sent même pas la cigarette !
Jean-Louis, jeudi tu nous as bien anesthésiés. Bon je te l’accorde, le public n’était pas très funky. All right, tu es un des meilleurs compositeurs français, un sacré guitariste et un putain de chanteur de sa race...mais quand j’ai repris le métro...je faisais une sacrée gueule.
A la prochaine Gengis.
David
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Le concert s'annonçait bien, musique de fond un des meilleurs albums des années 80 : Talk Talk (c'est mieux que le dernier Dylan) et à côté de moi, deux auvergnats discutant de ballades à cheval dans la chaîne du Sancy : bonne entrée en matière pour l'univers Murat... De plus, mon voisin me dit apercevoir par derrière un bandoulière de guitare sèche: Jlm s'est-il décidé à jouer « au dedans de moi » à la sèche (comme chez G.Durand)?
Il arrive classique un petit bonsoir... ah, il parle déjà .... Intro de Taormina me semble-t-il nettement plus courte qu'à Bourgoin... et c'est parti pour un set identique...
Caillou, vite expédié également mais sans se tromper cette fois (deux débuts de couplets un peu bafouillés à Bourgoin)
Sur démariés, JL semble vraiment lié à ses musiciens… une part d’impro semble-t-il existe… Le pianiste scrute JLM pour le suivre avec un sourire en coin..
Des « merci » susurrés dans les applaudissements mais JLM n’est pas décidé à parler… Les chansons défilent vraiment sur un train d’enfer… Drôle de sensation : cette fois-ci, je suis à deux mètres de la scène, je vois les doigts défier le manche de la guitare dans de sacrées joutes… et je suis frappé de voir que JLM chante les yeux ouverts… mais toujours sur un train d’enfer… Foule romaine, L’au-delà , Papillon, le public participe mais il me semble que JLM n’insiste pas trop… Le public ne réagit pas de la même façon qu’à Bourgoin : sur la chanson du dernier album… « qu’il est doux de dire je t’aime », le public avait repris de lui-même, aujourd’hui, Jlm est obligé de dire « personne ne m’aime içi ? »
Je suis surpris de voir que sur sa lancée, ils chantent les chansons habituellement en rappel… Va-t-il alors nous chanter « Accueille moi paysage » ?? Non, me semble-t-il après le rappel, il présente enfin ses musiciens et nous fait son petit speech… très drôle… « faut quand même que je parle parce qu’après on va dire que je fais la gueule !! Il vient à Lyon et il fait la gueule » Ca tousse beaucoup dans la salle et en voit l’origine dans nos deux ruisseaux qui traversent la ville…il chantonne un peu « la mama » puis on a droit ensuite à un laïus sur la Star Academy… Il imite un peu l’élève « Une chanson, pour vous, public, sans démagogie… » et dit qu’il a vu dans « Voici » que le staracamédicien Gaël est parti à cause d’une aventure homosexuelle qu’il aurait eu, et chez les gitans, il aurait peur que son père le zigouille…. Enfin soit…
On a droit à un « Jaguar » qui ne me convient que moyennement car joué slow play… A Bourgoin, il l’avait joué rock ?
Et surprise, il s’en va … et malgré quelques applaudissements avec la lumière allumée, il ne reviendra pas… juste un rappel d’une chanson…
Très bon concert, je suis vraiment rentré dedans… mais peut-être un peu de regret que JLM ne prenne pas plus son temps et ses aises…
Pierrot
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Une belle lumière violette a accueilli hier à Lyon Jean-Louis Murat et ses 3 acolytes. Pèle mêle, on a entendu Caillou extrait du récent TAORMINA, ainsi que des chansons des albums MOSCOU (La fille du capitaine), LE MOUJIK (L’amour qui passe, L’au-delà , Foule romaine), LILITH (Les jours du jaguar, La maladie d’amour, Le cri du papillon) et PARFUM D’ACACIA. D’autres albums, comme MUSTANGO ou A BIRD ON A POIRE, m’ont semblé absents.
Ma plus grande surprise vint de la liberté prise avec la ligne mélodique des enregistrements studio. Les intros instrumentales donnaient le ton. J’imagine que nous sommes nombreux à tenter de deviner le titre des chansons avant les premiers murmures. Que vos oreilles comme les miennes se dressent pour situer les accords préliminaires à la voix. Hier, la peine fut souvent veine. Sitôt arrivés, sitôt égarés. Etait-ce un érotique stratagème des musiciens pour nous faire désirer ? Seuls quelques morceaux du MOUJIK se laissèrent identifier, trahis par leur rythme rapide et singulier. Plus tard, lors du rappel du public, le "Jaguar", cette fois dans son intégralité, sema nos attentes sur des airs inconnus.
Les chansons qui m’ont le plus touchée furent quelques unes de TAORMINA que je connais peu : l’une d’elles parlait de "glou-glou", une autre doutait que l’amour fût là derrière les mots. Il y eut aussi les entraînantes musiques du MOUJIK. Enfin le "Désert" de MOSCOU me fit fermer les yeux.
Difficile de mettre des mots. J’ai repensé au très beau CR de "Rêver pour l'hiver" [cf. chronique du concert de Tulle] et à l’homme quand il "devient guitare".
C’était hier. Murat paraissait tranquille et libre, les chansons se sont enchaînées sans fatigue.
Murmure
Taormina tour