Date :
18 novembre 2008
Ville :
Nantes (44)
Salle :
La Bouche d'Air salle Paul Fort
Les avis sur ce concert
Bon, si personne ne s’y colle, je vous raconte un peu le concert de Jean-Louis à Nantes, et puisqu’il a lui même recommandé au public de témoigner sur les forums, je pars du principe que tout ce que j’écrirai dans ce compte rendu reçois son aval.
Ne me demandez pas la set-list, dans le détail, je ne l’ai pas ni ne m’en souviens.
1ere partie:
Il arrive, et ça fait plaisir de le revoir. belle chemise de bûcheron canadien.
il se pose sur son tabouret, prend sa 12 cordes, s’harnache d’un harmonica tel un mors aux dents. D’ailleurs, les a-t-il desserrées? Je ne me souviens pas avoir entendu bonsoir. Peu importe, on le connaît maintenant.
Capodastre réglé, il attaque. Je reconnais des morceaux de Tristan, belle voix ma foi ! Il ne force pas, n’en rajoute pas, la guitare se fait un peu agressive par moments, jeu sommaire mais efficace. Tout seul, pas trop le choix. Certaines paroles sont affinées, modifiées, comme s’il voulait encore aller plus loin dans le détail et la précision, Les morceaux s’enchaînent, tout va bien, toujours pas un mot entre les chansons, c’est normal. Reste l’impression que pour l’instant, il fait le job.
2° partie : « Bonsoir ! «
AHHHHH !!!!!!!!!!!!! D’un seul coup d’un seul, tout le monde se détend, on entendrais presque les fesses s’étaler dans les fauteuils, y’en a même qui osent enfin tousser, Et là ...UN FESTIVAL ! Moqueries, humour, piques, bêtises, on a droit à la totale ! Je vais pas vous les refaire toutes, mais c’était bon, un one man show de haut vol, Nantes, la ville propre, blanc cassé, avec son ruisseau qui la traverse, le Vladivostok de l’ouest, les musiciens polonais qui coûtent pas cher, bientôt les chinois, la crise, entre cynisme chaleureux et détachement affectueux... unique !
Vient ensuite une série de morceau, dont un « Royal cadet » à tomber à la renverse,
Là , on quitte la dimension de la bonne prestation pour arriver dans un niveau de pure implication. Une fin en apothéose avec un éclairage chargé mais de très bon goût, parfois des voix bricolées par des échos, il nous fait un véritable bréviaire sifflé des oiseaux de la campagne, on s’y croirait. Et à lui seul, il pose une espèce d’hypnose collective qui nous a bien mis la claque, pour vous dire, les jours du jaguar m’a paru tout autant puissant que lorsque je l’ai vu jouer avec un groupe au grand complet. En trainant un peu dehors après le concert, j’ai pu entendre que je n’étais pas le seul à avoir ressenti qu’il s’était passé un truc.
Un bémol sur le son de guitare, décidément, je ne m‘y ferai jamais à ces piezos, aussi sec qu’une garce des tropiques qui ne se donnerait tout juste la peine de simuler. C’est dommage, d’autant plus que seul sur scène sans aucun instrument derrière susceptible de parasiter la prise de son, et avec un public attentif, un bon Neuman saurait apporter l’air qui manque dans ce son. Mais je sais que c’est aussi une source de galère, le musicien doit alors se concentrer pour ne pas trop bouger et le sonorisateur doit redoubler d’attention... Bref, on a tout de même échappé cette fois ci aux musiciens polonais, c’est toujours ça hein !
J’ai vu une scène aussi que j’ai trouvée terrible : à la fin du concert, un mec avec un 33 tours sous le bras, Lilith en l’occurrence ; et bien je sais pas si c’est de la nostalgie à deux balles ou quoi, mais c’était beau à voir quand même.
J’ai attendu cinq minutes, voir s’il sortait, histoire de le saluer et de le remercier, mais comme on n'a jamais rien à dire dans ces cas là , j'ai tracé, le plexus tout chose comme à chaque fois...
The Black Rider
Tristan tour