Date :
10 novembre 2006
Ville :
Bourgoin-Jallieu (38)
Salle :
Les Abattoirs
Les avis sur ce concert
Toute petite salle, d'une capacité annoncée de 500 personnes. En réalité, je pense que nous étions moins de 400 personnes. Fosse + 6 gradins trop éloignés de la scène. Entre la fosse et les gradins il y a deux plates-formes pour recevoir le matériel technique (son - éclairage)
Cela a commencé à 21 h par une première partie : Marc Minelli : pour en savoir plus… : http://www.marcminellimusic.com . Voix agréable qui fait penser à celle du chanteur du groupe Tanger, pour ceux qui connaissent. A part deux ou trois morceaux je n'ai pas aimé la musique de M.M. : trop conceptuelle et le mélange guitare acoustique + boucle d'ordinateur, pas vraiment mon truc. Bref cela a duré une heure et c'était long..... trop.
A 22 h le plus beau (surtout avec sa barbe de 3 jrs), le meilleur, est arrivé avec une Fender Telecaster. Accompagné par : David à la bass , Mickaël au clavier et l'excellent Stéphane à la batterie. Ils ont commencé avec une superbe intro de 4 mn environ sur Taormina. Le morceau a duré exactement 8,40 mn. C'était extra !
Ensuite :
Caillou
Démariés
Est-ce bien l'amour ?
La fille du Capitaine ( très très lent - presque sensuel )
Si je devais manquer de toi (rock )
Le désert avance
La maladie d'amour
Parfum d'acacia au jardin
L'amour qui passe
Foule romaine
A un peu plus de 23 h les musiciens partent pour laisser JLM seul, pour interpréter :
Le chemin des Poneys - magnifique version superbement chantée……
et :
Au-dedans de moi.
Les musiciens reviennent sur scène pour :
L'au-delĂ
Le cri du papillon. Une nouvelle fois excellente interprétation. J'ai encore en mémoire lorsqu'il l'avait chantée à Meylan et elle avait été géniale aussi.
C'est la fin…………
Petit rappel et retour sur scène pour terminer par :
L' heure du berger ( Magique, Sublime !!!!!!!!!!!!!!! )
Le jour du Jaguar
Et lĂ Ă 00 H c'est vraiment fini ! Il faut se rendre Ă l'Ă©vidence.
Commentaires persos, qui n'engagent que moi………Je n'ai pas trouvé l'acoustique de la salle particulièrement très rock. L'éclairage de la scène était plutôt nul ( rouge, jaune et un peu de bleu. Normal ce n'était pas Bercy ! ) Un fond d'écran Taormina illustrait quelques chansons.
JLM a enchaîné les 4 premières chansons sans parler, se contentant d'un "bonsoir" plutôt laconique. Bizarre. Le public n'était pas très chaud non plus……assez mou d'ailleurs…….Il a commencé à se réveiller à un peu plus de la moitié du concert.
JLM a fait un petit blabla sur les rugbymen (Bourgoin a une équipe connue ) que je ne répéterai pas : les propos sont faciles à deviner... JLM n'a pas changé de guitare durant tout le concert.
J'avais l'impression que JLM Ă©tait un peu ailleurs.....qu'il Ă©tait Ă l'abattoir ( sans jeu de mot :-((((
Je conclurai par dire que le public n'a pas été terriblement chaleureux. A la fin du "Jour du Jaguar" les gens sont sortis alors que les lumières étaient encore éteintes. Je me suis égosillée avec une dizaine de personnes pour un deuxième rappel, mais en vain. Nous n'avons pas insisté non plus….. avec des gens qui partent, difficile d'être convaincants.
Même si je n'ai pas retrouvé les sensations très fortes éprouvées à Meylan, c'était un bon concert. Les musiciens sont excellents et JLM aussi ! Et merci à eux pour cette superbe soirée !
Aprilblue (JLM forum)
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Ce concert était attendu avec impatience, est-ce bien utile de le préciser :) ?
J’ai, comme beaucoup, découvert Murat (et Cheyenne autumn) grâce à « Regrets » le duo chanté avec Mylène Farmer en 1991. C’est également cette année-là qu’est sorti Le manteau de pluie, un album que j’ai écouté en boucle tout l’été tout en guettant le clip de Col de la Croix-Morand sur M6 ou MCM :)
Bref, Murat et moi, ça commence à remonter à loin. Si j’avais moins aimé Vénus ou le Murat Live de 1995, j’ai eu un coup de coeur qui ne se dément pas pour Dolorès (ah, le sublissime Réversibilité, mise en musique du poème éponyme de Baudelaire), album de 1996 qui a acompagné de nombreux trajets en train de l’époque. Depuis, je dis de Murat qu’il est comme le bon vin : il vieillit bien :D). Le Live in Dolorès (1998) est un petit bijou, Mustango ensuite en 1999 (ok, je passe sur Muragostang qui a suivi), Madame Deshoulières (2001), Le moujik et sa femme (2002), Lilith (2003), je zappe A Bird on a poire que j’aime moins, Mockba (2005), 1829 (2005) et Taormina (2006) pour lequel j’ai le même faible que pour Dolorès.
Taormina a donc accompagné mes soirées tout au long de mon récent séjour dans le sud, en attendant la date du concert.
18h30, nous partons, très en avance pour parer à tous les imprévus (le concert est à 20h30).
18h45, l'Homme se gare près de la maison pour aller chercher les billets et le plan d'accès à la salle, oubliés à la maison :D...
Nous arrivons à Bourgoin-Jallieu, je copilote dans le mauvais sens, on rattrape le coup et puis finalement on tourne autour de la rue Maurice Ravel en cherchant à suivre les indications données par Mappy. On finit par demander à quelqu’un, on tourne encore, et finalement, j’aperçois en passant quelques affiches et un petit groupe de personnes faisant la queue dans le cour d’un bâtiment qui ressemble bien à ce qui pourrait être un ancien abattoir. On se gare et à 20h15 nous commençons à attendre.
Notre arrivée abaisse quelque peu la moyenne d’âge des personnes présentes même si nous verrons par la suite qu’en fait, tous les âges ou presque sont représentés au sein du public muratien. Après juste ce qu’il faut d’attente, nous pouvons rentrer dans la salle où nous nous installons, debouts, juste au pied de la scène..... petit tour par le stand de Jocelyne pour voir les T-shirts, livres, cartes postales et autres song books vendus.
Rhhaaaaa, ça va bientôt commencer. Il nous faut d’abord subir les 45 minutes de Marc Minelli : aucun de nous n’a aimé, je reconnais qu’il donne beaucoup sur scène et fait preuve d’énergie, mais pour le reste.... bon, il faut dire aussi que j’étais là pour Murat et pour Murat only....
Enfin, après une rapide installation des trois enceintes et du micro (et de la track list au pied du micro, track list que nous dévorons des yeux et comparons à celle jouée lors d’un précédent concert et dont l’Homme s’est muni), les lumières s’éteignent et Murat et ses musiciens arrivent. Le public applaudit, « Bonsoir Messieurs Dames » et commence une loooooongue intro à Taormina. Murat a les yeux fermés ou mi-clos tout au long de cette chanson, qu’il termine d’un « merci » discret en réponse aux applaudissements (comme à la fin de chaque chanson). Pour la chanson suivante, Caillou, il a toujours les yeux clos ou mi-clos et semble dans son monde, en train de chercher le feeling ou je ne sais quoi...
Enfin, il nous parle : « ça va-ty ? Pas trop déprimés ? », à notre « non » il répond « ça viendra » en rigolant. Murat est dans le concert là ... il nous offre un concert très rock composé de versions différentes de chacun des petits bijoux qu’il interprète, en groupe ou seul.
Taormina
Caillou
Démariés
Est-ce bien l’amour ?
La fille du capitaine
Si je devais manquer de toi (bien, cette version plus rock !)
Et le désert avance
La maladie d’amour
Parfum d’acacia au jardin
L’amour qui passe
Foule romaine
Le chemin des poneys (solo)
Au-dedans de moi (solo) (où le public dit « Je t’aime » à JLM qui pousse un soupir d’aise)
Présentation des musiciens qui reviennent sur scène
L’au-delà (avec le public... enfin ! ceux qui connaissent les chansons par coeur, et qui ne sont pas loin de nous :), peuvent se lâcher un peu plus... je remarque d’ailleurs que là où nous sommes, au pied de la scène, on doit tous avoir sensiblement le même âge....)
Papillon (avec le public)
Rappel (après des blagues façon « troisième mi-temps de rugbymen » :) ) :
L’heure du berger
Les jours du jaguar
Une excellente soirée assortie d’un seul regret (petit) : l’absence de Accueille-moi paysage.....
Et puis un deuxième regret quand même, la fin « brutale » : peu d’applaudissements après le rappel, les gens sont sortis tout de suite, je n’ai pas compris ce qu’il se passait :( J’ai eu l’impression, après-coup, que les portes se sont (ont) en fait (été) ouvertes dès que JLM et les musiciens ont quitté la scène et que c’est la raison pour laquelle les spectateurs sont sortis aussi rapidement, mais comme j’étais occupée à applaudir et à battre le rappel (j’attendais « Paysage » qui était sur la tracklist en tant que deuxième rappel), je ne me suis pas retournée tout de suite pour voir ce qu’il se passait.
PS : après voir lu le CR d'Apriblue , j'ai un gros doute : Murat nous a-t-il demandé "ça va-ty ?" après Caillou ou plus tard ? Question existentielle :) Je suis quoi qu'il en soit assez d'accord avec ce qu'elle dit de la salle un peu "molle" (ceci dit, c'est difficile de se lâcher et de manifester fortement et durablement son enthousiasme face à une majorité plus timide.. ou moins fan :)), mais je reste néanmoins ravie de cette première expérience de Murat en live : JLM et ses musiciens nous ont présenté là un excellent concert (de mon point de vue)..
Phoebe (mon blog : http://www.s-mz.net)
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J'étais au concert de Bourgoin-Jallieu avec ma femme, nous avons eu la chance d'être au premier rang, devant la scène, juste en face de Jean-Louis !
Je suis d'accord avec Aprilblue, je n'ai pas compris ce qui s'était passé après le premier rappel (le seul, en fait). Les gens ont commencé à partir, et donc, le groupe n'est pas revenu, et pourtant, sur la setlist aux pieds de notre ours, il y avait bien un second rappel prévu ! ("accueille-moi paysage", en plus ! ) Pourtant, on a crié, appelé, mais on n'était trop peu...
On a eu pourtant droit à un très très bon concert, musicalement, je ne comprends pas que les gens aient eu envie de si peu, à la fin... Mais je sais que l'entrée de la salle est aussi accessible à des abonnés, qui paient tant par an pour voir autant de spectacles qu'ils veulent. Alors peut-être y avait-il une grande proportion de gens pas forcément fan de Murat qui venaient ce soir pour la découverte ? Enfin bon, c'est comme ça... Il aurait dû faire quelque chose plus près de Grenoble ! :-) Y a aussi une bonne équipe de rugby, ses petites blagues auraient autant marché ! :-)
Le concert avait lieu dans une salle qui s'appelle "les abattoirs", car le bâtiment était anciennement un abattoir... Et Jean-Louis, à un moment, nous dit : "C'est marrant, Stéphane me disait tout à l'heure que sur scène, on allait pouvoir se faire un boeuf... Dans un ancien abattoir, c'est plutôt ironique... D'ailleurs, là où je suis, peut-être a t-on égorgé des dizaines de veaux, ou même leurs mamans devant leurs yeux... C'est abominable, hein..." Bien sûr, il disait cela avec un petit sourire, tout le long, tandis que les rires fusaient de la salle...
Comme l'a dit (encore ! :-) ) Aprilblue, Taormina et son intro longue, rock, était fabuleux. Mais chaque morceau était retravaillé, et pour moi qui connait très peu l'homme en live, ça a été une vraie (re)découverte.
Emmanuel (JLM forum)
Taormina tour