Les avis sur ce concert
Jean-Louis Murat était ce 24 mars sur la scène de l'Espace Athéna à Saint-Saulve, commune voisine de Valenciennes, dans le cadre du festival "A travers chants".
D'or et d'ombre, le vague et le verbe à l'âme inventifs, Jean-Louis Murat marquera la saison et le festival. Le prolifique Auvergnat, aux ambiances inspirées aussi bien du cadre de ses pérégrinations et de son atelier, que du rythm and blues ou de la soul, passe enfin à Saint-Saulve.
Campagnard électrique, romantique doux, rugueux et profond, il nous livre à chaque album des trésors mystérieux et des concerts passionnés.
Un tour de chants donc, assez bien rodé - Stéphane Reynaud et David Forgione sont irréprochables - toujours passionnant mais pas vraiment passionné.
Je ne m'étendrai pas sur le programme de cette prestation, identique à celui de la veille à Magny-le-Hongre, programme qui, je le concède, peut lasser les fanatiques du chanteur, mais a enthousiasmé une majorité de non-initiés voire de spectateurs hermétiques, malgré les permanentes coupures de rythme entre les chansons.
Une anecdote cependant à propos de l'inédit Dieu des amours, extrait de la bande originale du prochain film de Laetitia Masson : la chanson fut interrompue au bout d'une minute puis a été reprise après ce faux départ. Mais c'est, paraît-il, ce qui distingue les chanteurs vrais de... Polnareff. Il y a les chanteurs vrais et les préfabriqués.
Le final, une chanson méconnaissable qui, à l'origine devait être Les jours du jaguar, fut quant à lui expédié dans un déluge de décibels en "seulement" quatre minutes. Après sa prestation, le susnommé campagnard électrique qui, plus que jamais semble être las de ces concerts pour auditoire assis, me confiera que sa référence scénique actuelle est toujours ce concert donné à Benicà ssim, durant lequel il avait tout enchaîné en improvisant la plupart du temps.
Arnaud
Taormina tour