Les avis sur ce concert
« C’est le dernier concert de la tournée, d’ailleurs c’est mon dernier concert à Paris, j’ai décidé de ne jouer que dans des villes de moins de 20 000 habitants ». Super, Murat live, la prochaine fois ce sera à Montélimar ou à Maubeuge, enfin une bonne raison de réviser sa géo.
La première partie du concert est sans surprise, chansons mid-tempo anciennes (margot, sentiment nouveau) ou récentes (cabaret, la petite idée) ont droit au même traitement blues-rock de la dernière tournée, de celle d’avant et de celle d’encore avant. On a parfois l’impression – désagréable- d’écouter un medley sans fin dans lequel les mélodies sont noyées dans des solis de guitares interminables. Mais dans cette longue logorrhée guitaristique, quelques joyaux brillent de tous leurs feux (pardon pour cette métaphore à 2 balles), Chappaquidick (qui a gagné ses galons de classique du répertoire muratien) et surtout « Terres de France » avec JL au piano. « Que du bonheur » comme dirait Arthur ou Flavie. Hélas pas de « Lien défait » ce soir…à la place une version « interactive » de Foule romaine avec la participation d’un chœur de jeunes filles debout au premier rang à qui JL offre les fleurs qui parsèment l’avant-scène (« c’est dommage, ils vont les jeter »).
Au bout d’une heure c’est un autre concert, totalement différent qui démarre. Alors que les derniers accords de Zibeline résonnent encore, JL a eu le temps d’aller changer de chemise (blanche et ouverte) et de revenir sur scène avec à son bras Jennifer au décolleté profond. Et là … le power trio se transforme en subtil quintet. A bird on poire, Californie, l’anéantissement d’un cœur … sont impeccablement jouées, chaque chanson du nouvel album est un pur moment de grâce. La présence d’Albin de la Simone aux claviers y est sûrement pour beaucoup. Rappel, Monsieur craindrait les demoiselles, la chanteuse d’Elysian Field est toute seule sur scène. Bye bye Jen, demain c’est back home.
Autant les premières chansons ont été molles et sans relief, autant les dernières (Le papillon et le Jaguar) ont la pèche et imposent leur éclat (mais c’était déjà le cas lors de la dernière tournée, de celle d’avant et de celle d’encore avant ?). Alors que les lumières se rallument et que le personnel de la salle pense en avoir fini définitivement avec la « résidence » de Murat au CDLD, notre mumu revient sur scène avec Fred aux claviers pour une ultime invitation à gagner l’aéroport. Jen est déjà en route vers Roissy… Celebrity spotting : Christine Angot, Renaud Séchan et Madame (il a pas lu son dézingage en règle ou il s’est remis au ricard ? ), Barbara W. (notre Julia Riley à nous). Tu as vu Barbara, JL t’aime beaucoup, il t’a donné la plus grosse fleur.
DJCM
A bird on a poire tour