Date :
15 novembre 2004
Ville :
Paris (75)
Salle :
Café de la Danse
Les avis sur ce concert
Avec Jennifer Charles (chant) et Albin de la Simone (claviers)
Ca pourrait commencer comme ça : toute petite salle, un peu comme un amphi de fac. La scène est petite, à 40 cm du sol à peine. Dessus, plein de bouquets, de fleurs, de pétales de roses multicolores. La salle se remplit comme un œuf. A côté de moi vient s’asseoir Bayon. C’est drôle, quand il parle, Bayon, on comprend ce qu’il dit. C’est juste quand il écrit qu’il y a un problème, alors ?
Puis, un peu dans l’ordre et dans le désordre :
Arrivée du trio. “Bonsoir, m’sieurs-dames.” Premières notes, premières paroles : le son est excellent, profond, intense.
“C’est joli, non ? C’est pour l’anniversaire de Jennifer. C’est Interflora. Ils sont bien chez Interflora. Ils voulaient qu’on porte des tee-shirts. C’est peut-être pas la peine quand même…” Au début, setlist identique au reste de la tournée. Tout semble extrêmement bien rôdé.
On demande : “Elle est où, Camille ?” Réponse laconique : “Elle est au lit, les enfants, ça se couche tôt…” ;)))))
Puis Sentiment nouveau : intro jazzy, méconnaissable, puis d’un coup, en quelques secondes, paf, je me prend treize ans dans la tête. Terre de France : au piano, version très tendue.
“J’suis malade, j’ai 40 de fièvre. Ils m’on dit, on annule. J’ai dit non.” Applaudissements. “J’aime mon public. Le médecin m’a dit : si ça dure plus d’une heure, je ne réponds de rien.” Rires. “Elle est où Jennifer ?” “Pourquoi, j’vous suffit pas ?” Rires.
Le cri du papillon : électrique et drôle. C’est marrant, mais Bayon il fait pas le papillon ;((((( Au bout d’1h15, Zibeline Tang, magnifique.
JLM sort en coulisse et revient avec celle que tout le monde attendait : robe orange clair, légèrement décolletée, escarpins à bouts ronds et talons, très années 50 tout ça… Tout le monde semble retenir son souffle. Et là , un deuxième concert démarre. Voix magnifiques, arrangements délicats. Jennifer joue à la Lolita, sur ses gardes, moue boudeuse. Très concentrée pendant les chansons, elle n’arrête pas de rigoler entre les morceaux : et JLM revient sans cesse vers elle pour la faire rire, lui murmurant plein de choses, lui faisant des petits bisous sur les joues.
En fait, j’ai eu l’impression d’assister à deux concerts : pendant que le Dr Murat se la jouait électrique et roi de l’impro avec ses deux Suisses, mister Bergheaud jouait les amoureux romantiques avec sa belle Américaine. A bird on a poire, Mirabelle Mirabeau, French Kissing, Elle était venue de Californie, Petite luge, Monsieur craindrait… Après les délires sauvages, JLM a su se mettre presque en retrait pour laisser la place à son invitée, tout intimidée mais heureuse d’être là . Puis on lui a chanté “Joyeux anniversaire”.
Le trio finit par un Jaguar semble-t-il écourté, mais à l’intro apocalyptique. Je reste un peu sur ma fin après ces 7-8 minutes sauvages, mais incomplètes. Je ne dois pas être le seul : la salle se rallume, les portes s’ouvrent, mais personne n’est décidé à quitter les lieux. Retour de JLM, seul, dans la lumière, pour un petit Aéroport merveilleux. Et après plein de bisous, c’est enfin le départ.
Mais ce n’est qu’un au revoir, j’y retourne le 24. Restera-t-il encore des fleurs sur la scène ? Porteront-ils tous un tee-shirts Interflora ? Bayon fera-t-il le papillon ? Je vous raconterai.
Nicolas
A bird on a poire tour