Date :
25 avril 2002
Ville :
Strasbourg (67)
Salle :
La Laiterie
Les avis sur ce concert
« Et Murat là -dedans » se demande le bon peuple dolo ??? ben il était à Strasbourg.... apparemment, il a été impressionné par l’odeur de la « locale » (c’est vrai que ça sentait sacrément la « pizza » par moments :)), impressionné aussi par le double bobinage de ses nouveaux micros sur sa guitare électrique (la noire et blanche), gêné par un mal de dos qui l’a amené chez un kiné à Strasbourg mais surtout très embêté de la présence dans la ville le soir même d’un adversaire de poids en la personne du Zim... (je dirai presque que ça a « miné » le concert du début à la fin) il a tenté le dialogue avec son maigre public (150 à 200 personnes maximum je pense)... a tenté de se justifier de ne pas avoir voté au 1er tour, nous a présenté son projet de fondation d’un parti du baiser des caresses et de l’orgasme avec Fred...
Et, ah oui, il a un peu joué...oh pas longtemps je vous rassure.... car finalement je ne sais pas si certain que ce fut l’objet principal de sa visite à Strasbourg tout commence par foule romaine, molly, vaison quasiment d’un trait... on est content car malgré la relative « inconsistance » des moyens déployés (une guitare et un micro, une basse, une batterie (qui s’était fait enguirlander alors qu’elle fut on ne peut plus impeccable, et la nudité crue des lumières) le môssieur nous balance un début de concert bien rock électro-acoustique plutôt bien chaloupé et on se laisse facilement entraîner malgré une balance plus qu’approximative sur au moins la moitié du titre d’ouverture... puis, notre tribun prend sa guitare électrique... pour ce qui sera à mon avis la meilleure partie de ce court concert, un pj d’enfer suivi d’une version énervée de si je devais manquer de toi (qui, si elle a perdu de son exotisme blues-latino ressort particulièrement bien dans cette interprétation car c’est pour ces interprétations concises et rêches que la formation du Moujik tour semble être taillée) puis le groupe enchaîne à fond mais dans une couleur plus teintée de r’n’b (surtout le jeu de guitare de Jean-Louis) un triptyque Ceux de Mycènes (hyper carré) - Libellule (heureusement qu’il n’est pas associé à Vaison dans la setlist tellement les intros se ressemblent!) et un Hombre définitif ... ce dernier titre est vraiment le grand gagnant de la formation à trois dans le set principal (s’il est toujours aussi puissamment « rampant », il est par contre servi par un son plus clair et une énergie que je n’arrive décidément pas à trouver sur la version album)... puis le bonhomme et ses boys reposent leurs instruments et font mine de partir... putain ! pas déjà ... Murat c’est peut-être plus rock en 2002 mais c’est pas vraiment encore les Strokes!! (je ne sais pas comment vous le vivez, mais avec huit titres en set principal, je sens la frustration s’installer ;-)))
Alors le brénoï revient seul, prend une guitare pour nous faire chanter l’au-delà (le flanc total ! ça n’a fonctionné qu’une ou deux fois malgré ses nombreuses tentatives) et enchaîne avec BBCB toujours seul à la guitare (qui malgré l’effort dans la théâtralité burlesque de Jean-Louis est quand même un peu décevant... mais entre le concert de Dylan à Strasbourg le soir et la présence du « con aux idées tristes » la partie était certainement jouée d’avance... dommage pour nous et il s’en va de nouveau...
Puis s’installe au piano et taille la bavette avec son public (on a l’impression qu’il cherche quelque chose depuis le début du concert... peut-être un exorcisme...) puis nous gratifie du venin (version impec’) et d’un mont sans souci (toujours sujet aux trous de mémoire le brénoï - et au lieu de l’imitation de Sophie il nous la fait un peu à la Giscard... c’est drôle mais sans plus) puis il rappelle Jean-Marc et Fred pour le bouquet final d’un bang bang / nu dans la crevasse puissant et tout aussi efficace que le fut Hombre en fin de set principal malgré un pont qui s’effondre (ou encore en construction) entre les deux titres...
Et le rideau rouge de La Laiterie se referma... un ange déç(h)u passe et me chuchote à l’oreille ‘bon, ben t’as plus qu’ç t’marrer hein!’... je lui réponds ‘je n’sais pô... je vais plutôt aller m’en boire une... ça ira mieux après... :)
J’ose même pas aller faire part à Alain (vous savez le ranchero préposé aux merchandising) de mon scepticisme face à ce que je viens de voir... si la formation est vraiment efficace et le set bien foutu, il est évident que Jean-Marc et Fred sont incapables d’accompagner le maître de cérémonie dans ses tours et détours (j’ose même pas vous parler d’anticipation) et ça c’est vraiment décevant de voir deux gars qui se cherchent du regard pour savoir quoi faire sur scène...je ne peux (et ne veux) pas être méchant avec Jean-Louis car je l’aime bien trop mais là c’est plutôt limite....mais rien n’est inex(pl)orable :)))))
Du pain des jeux crie le peuple... un peu plus d’âme oserais-je te demander mon cher Jean-Louis
Ti²
Moujik tour