Date :
16 avril 2002
Ville :
Clermont-Ferrand (63)
Salle :
Coopérative de mai
Les avis sur ce concert
De retour de Clermont-Ferrand, je peux enfin vous raconter un peu ce concert qui a été certainement le meilleur de JLM à ce jour (le plus beau restant l'Olympia). (…) Cela s'est donc passé à la Coopé de Mai, une superbe salle à l'acoustique quasi-parfaite....
En première partie Alain Bonnefont (ex-Led Zep dixit JLM), cheveux longs, chemise en peau de vache, des belles chansons dont Le charme qui gagnerait à être orchestrée (bon, Alain avec une guitare électro-acoustique, y fait ce qui peut)... De quoi attendre JLM....
JLM commence donc avec Foule romaine (formation à trois, Jean-Marc à la batterie et Fred à la Basse, JLM à l'électro-acoustique, pantalon déjà vu à Ris-Orangis, chemise brodée déjà vue au Trianon lors du Mustango tour, veste bordeaux), puis Vaison-la-Romaine. A la fin, Denis vient poser quelques notes jazzy sur le synthé... (Et c'est pas fini)... Bon accueil, le Brenoï est content d'être là . La salle (pas tout à fait comble) réagit bien... Cela annonce de très bonnes giclées orgasmiques...
JLM empoigne sa gibson et démarre PJ (je vous parlais de giclées orgasmiques), très sensuel dans ses postures, JLM rappelle furieusement un Bob Dylan dans son jeu, concis, carré, tranchant, parfois dos au public... Et continue par Si je devais manquer de toi... Ceux de Mycènes complète le tryptique (une chanson dont visiblement JLM n'a pas encore pris la mesure, comme si il n'arrivait à débrider ce cheval fou qu'est cette déclaration faîte au monde et à la femme...). Ce qui nous a gratifié d'un "merde" avant le refrain.
On enchaîne ensuite sur les derniers albums (dans le désordre, Libellule, Entre deux draps, Baby Carni Bird, L'au-delà électrique) où JLM est tout seul, dans sa formule trio classique, où alors accompagné par Jean-Marc et Fred + Denis + Alain à la guitare + Gabriel au saxo. C'est dans cette dernière formation que JLM se montre le plus à l'aise, sa complicité avec Denis et Alain permettant à JLM de concentrer sur le chant. Franchement, il n'y a pas photo et on ne peut que regretter le choix de JLM de ne pas convier Alain et Denis à l'enregistrement du Moujik.
C'est après l'Au-delà que JLM quitte une première fois la scène... Il revient tout seul au piano pour y chanter un inédit à la Clermont-Ferrand contant la petite vie de la Bourboule, essaye d'enchaîner sur le Mont sans-souci mais ça ne passe pas, alors, il bifurque sur Mustang, Le Monde Intérieur pour revenir au Mont sans-souci... Magnifique...
Tout le monde revient pour un Hombre d'anthologie (un vrai mur du son), Bang-Bang, Le venin, Le tremplin... Le concert devient magique, extatique. Du grand art... Denis s'installe au piano et démarre Ami, amour, amant puis Jim (JLM à la guitare) d'anthologie. Cette version piano/guitare est impressionnante... Du grand JLM... Puisque je vous dit que vous avez loupé le meilleur concert de JLM dans sa carrière !!!!
D'ailleurs, JLM veut rester sur scène (la set-list n'a pas été respectée) mais ne sait plus quoi jouer, le public, enthousiaste, lui demande Clermont-Ferrand et notre homme se lance dans un medley Rancheros des plus réjouissants (Clermont-Ferrand, La saison des radis, L'apéro et les Gars de Gerzat)... Avant d'attaquer un Nu dans la crevasse extatique....
Près de 2h15 de concert... Un JLM au mieux de sa forme jamais aussi proche de l'un de ses modèles : Bob Dylan (y doit jouer encore en D1 celui-là )...
Grand concert, mémorable... Bien mieux qu'à la Cigale dans le genre...
Stéphane
Moujik tour